STANCES D'AUTOMNE
Quand mon rêve sur toi se pose, il se parfume ; Si douce est ta beauté qu'elle en devient profonde. Sous tes pieds nus persiste une blancheur d'écume. Ta lèvre a résumé l'allégresse du monde.
De l'éphémère amour, le charme est périssable ; Il offre un but semblable à la joie ou la peine ; Je traçais tout à Theure un doux nom sur la neige ; A l'instant j'écrivais mon amour sur le sable.
Voici que dans l'allée erre la feuille jaune, L'allée accoutumée aux formes amoureuses... Un peu de vin persiste en la coupe d.'autom.ne Où tu vas effeuiller, ô cher Printemps, tes roses.
[La Chanson Errante. Trad par G. Jean Aubry.)
I. Voir à la page 70 une autre traduction de la même poésie (V. G. C).