‹ Pages choisies;Chapitre 72 sur 91 · VESPER · texte numérisé non relu

VESPER

Douceur..... La ville d'or recule Au sein du nocturne mystère....

L'église est un grand reliquaire.

Du ton d'azur des majuscules De missel ou d'antiphonaire, Le golfe pur se cristallise

Le voile des pêcheurs stylise Sa triangulaire blancheur

L'écho soudain prononce : « Ulyssse »

Parfum de sel parfum de fleur

{La Chanson Errante. Trad. par G. Jean Aubry

VERS D'AUTOJMNE

Quand sur toi ma pensée se pose, elle s'y parfume. Si doux sont tes regards qu'ils en deviennent insondables. Sous tes pieds nus blanchit encore l'écume; et, sur tes lèvres, tu condenses la joie de l'univers.

L'amour, ce nomade, n'est que brève ivresse ; il distribue, égales, joie et peine... Il y a une heure, j'ai gravé un nom sur la neige ; il n'y a qu'une minute, j'ai conté mon amour au sable. . .

Il pleut des feuilles jaunies sur la pleueraie ou tant d'amou-

Page 1