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Alliance de mots : sens étymologique : mis en mouvement

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ÉMAUX ET CAMÉES — 31 Vous devant qui je brûle et tremble,

Quel flot, quel fronton, quel rosier, ; Re Le Quel dôme nous connut ensemble, Sel ke” à - Perle ou marbre, fleur ou ramier ? pN PE # | \, 7 A SNS ETES VA QU SYMPHONIE EN BLANC MAJEUR \Ÿ ee

De leur col blanc courbant les lignes is | On voit dans les contes du Nord,

Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes

Nager en chantant près du bord,

Es Ou, suspendant à quelque branche Le plumage qui les revêt, Faire luire leur peau plus blanche Que la neige de leur duvet.

ET

De ces femmes il en est Her

10 Qui chez nous descend quelquefois, Blanche comme le clair de lune

Sur les glaciers dans les cieux froids;

Conviant la vue enivrée Ras

De sa boréale fraîcheur ___ CNE" 15 À des régals de chair nacrée,”

À des débauches de blancheur!

Son sein, neige moulée en globe, Contre les camélias blancs Et le blanc satin de sa robe

20 Soutient des combats insolents.

v Dans ces grandes batailles blanches, Satins et fleurs ont le dessous, Et, sans demander leurs revanches, Jaunissent comme des jaloux.

25 Sur la blancheur de son épaule, Paros au grain éblouissant,

1. Marie Kalergis, née comtesse Nesselrode, à demi Polonaise, à demi Russe, élève de Chopin et amie de Liszt: elle était d’une éblouissante beauté; Heine la nomme « le Cygne ».

GAUTIER. Pages ch. 2

1. Latin mica : miette. Matière friable et blanche: 2. Mettent les couleurs de l'arc-en-ciel,

Comme dans une nuit du pôle, Un givr®invisible descend.

De quel mica! de neige vierge, De quelle moelle de roseau, De quelle hostie et de quel cierge À-t-on fait le blanc de sa peau ?

À-t-on pris la goutte lactée Tachant l’azur du ciel d’hiver, Le lis à la pulpe argentée,

La blanche écume de la mer?

Le marbre blanc, chair froide et pâle Où vivent les divinités,

L'argent mat, la laiteuse opale Qu'’irisent? de vagues clartés ?

L’ivoire, où ses mains ont des ailes, Et, comme des papillons blancs,

Sur la pointe des notes frêles Suspendent leurs baisers tremblants ?

L’hermine vierge de souillure, Qui, pour abriter leurs frissons, Ouate de sa blanche fourrure Les épaules et les blasons ?

Le vif-argent aux fleurs fantasques Dont les vitraux-sont ramagés ?

Les blanches dentelles des vasques, Pleurs de l’ondine* en l’air figés ?

L’aubépine de mai qui plie

Sous les blancs frimas de ses fleurs ?

L’albâtre où la mélancolie

Aime à retrouver ses pâleurs ?

Le duvet blanc de la colombe, Neigeant sur les toits du manoir,

Iris; 3. Divinité des sources et des rivières.

Et la stalactite! qui tombe, 60 Larme blanche, de l’antre noir?

Des Groenlands et des Norvèges Vient-elle avec Séraphita? ?

Est-ce la Madone des neiges,

Un sphinx blanc que l’hiver sculpta,

65 Sphinx enterré par l’avalanche, Gardien des glaciers étoilés, Et qui, sous sa poitrine blanche, Cache de blancs secrets gelés ?

Sous la glace où calme il repose, 70 Oh! qui pourra fondre ce cœur!

Oh! qui pourra mettre un ton rose

Dans cette implacable’ blancheur!

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