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L’OBÉLISQUE DE PARIS

Sur cette place je m’ennuie, Obélisque“ dépareillé ;

Neige, givre, bruine et pluie Glacent mon flanc déjà rouillé,

5 Et ma vieille aiguille, rougie Aux fournaises d’un ciel de feu, Prend des pâleurs de nostalgie’ Dans cet air qui n’est jamais bleu.

Devant les colosses moroses

10 Et les pylônes de Luxor’, Près de mon frère aux teintes roses Que ne suis-je debout encor,

1. Concrétion calcaire qui se forme à la voûte des grottes; mot grec: qui coule goutte à goutte; 2. Allusion à une héroïne de Shakespeare et au roman de Balzac, Séraphita (1835); 3. Que rien - n'apaise : in + placare ; 4. Étymologiquement, du grec obéliskos, petite broche à rôtir; s était dit, par analogie de forme, de certaines pyramides très allongées d'Égypte ; 5. Mal du pays: grec : nostos = retour, algos — souffrance; 6. Pilier d'ornement au-devant d'une porte, pulé ;

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