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Belle page, ardente de jeunesse et de foi

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JUGEMENTS SUR THÉOPHILE GAUTIER!. fs

Émaux et Camées, quel titre fin, curieux, agaçant pour l’œil de poètes et des artistes. C’est la signature de Cellini sur le couverc d’un écrin. Notre main hésité à entr’ouvrir ce coffret de DE précieuses ; tous ses diamants sont de la même eau. Choisir parm ces raretés exquises, ce serait dépareiller un collier. Il y a deu manières de purifier la forme : la macération et la perfection, L sainteté du voile et la splendeur de la nudité... Th. Gautier pro cède de la tradition grecque; il est de ceux qui ne croient pas offen ser l’âme en glorifiant la beauté de son tabernacle.. Th. Gautie: a une prédilection pour le vers de huit pieds; c’est le mètre par” excellence des joailleries du style; il découpe l’image, il multipli les tailles, il a le son net, fréquent et clair du marteau du ciseleur. repoussant une figure ou raffinant un relief... La strophe (de quatre vers) fait chaton à la pensée et la cerne de son fin contour comm dans le cycle délicat d’une bague... Il n’y entre que des tours précieux, des expressions sans paille, des comparaisons sans alliag

Paul de Saint-Victor, Le Pays (26 juillet 1852).

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Il ressuscitait l’antiquité comme ces esprits artistes de la Renaïs- ” sance, qui commencèrent la Réforme. A trois siècles de distance, … il recommençait, hardi et applaudi, le paganisme.. Cette muse de Th. Gautier est née dans un air harmonieux, sous le ciel ionien Elle a été bercée à deux pas d’une colonnade d’Architélès. E aussi a assisté au jeu de la beauté ordonnée par Cypsélus près fleuve Alphée.….. elle a vécu dans le pays où le Beau était dieu: Le pompes dionysiaques, avec les jeunes filles coiffées du corymbos ont passé devant elle, immenses et chantant. Elle est Ale Égypte, où les temples énormes dorment à l’ancre sur des océa de sable. ps Edmond et Jules de Conte

l’Eclair (28 août 1852).

Les deux muses de Gautier sont la Volupté et la Mort. «Ii a introduit dans la poésie un élément nouveau que j'appellerai lai consolation par les arts de tous les objets pittoresques qui ie sent les yeux et amusent l’esprit. Dans ce sens, il a vraiment

Baudelaire. #

Le poète souffre-t-il? au lieu de se plaindre, de gémir. de se répandre en larmes et en sanglots... il se contient, il a recc

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4. Sur Th. Gautier, v. la bibliographie de Lovenijoul et les travaux de René Jasinski REA

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à une image comme à un voile, il met à son sentiment nu une enveloppe transparente et figurée.

Sainte-Beuve, Causeries du lundi.

[Sa littérature plastique] est une gageure : des formes bien vues et bien dessinées, des impressions traduites en vers; remarquer une jolie main moulée en plâtre chez un sculpteur et la mettre en vers. regarder une femme qui passe, chercher la note dominante de

beauté, s’aviser que c’est la blancheur froide de son front et de ses

épaules, et rendre en vers, par l’accumulation des images blanches, cette impresSion d’immaculé et de glacé.

« I n’avait pas grand instinct du rythme. »

. E. Faguet, Dix-neuvième siècle (1887).

La passion introduit dans la poésie un élément de trouble et de discordance qui en altère nécessairement l’idéale sérénité; mais du haut de sa contemplation le poète doit voir les choses humaines comme les verrait un Dieu du haut de son Olympe, les réfléchir sans intérêt dans ses vagues prunelles et leur donner, avec un détachement parfait, la vie supérieure de la forme... La poésie est un art qui s’apprend, qui a ses formules, ses arcanes, son contre-

- point, son travail harmonique.

Brunetière, Evolution de la poésie lyrique en France (1894).

Sur le Roman de la Momie, voir Revue contemporaine (novembre, décembre 1862) : le Roman archéologique en France, G. Flaubert : « Salammbô »; Th. Gautier : «le Roman de la Momie», par G. Froehner. À

L'auteur de l’article n’est pas favorable au roman archéologique; très sévère pour Flaubert, il préfère le Roman de la Momie à Salammbé : « Cet essai de résurrection de la civilisation égyptienne, entrepris par un écrivain de talent singulièrement ingénieux et fort bien renseigné, n’a pas en plus de succès pourtant que n’en aura

le voile de Tanit. Seulement Th. Gautier a l’avantage d’avoir mieux

choisi son terrain. M. Gautier, dans le Roman de la Momie s’est

bien gardé de rien exagérer; il s’est borné à copier avec une pru-

. dence qui communique au lecteur une impression favorable... Le

lecteur, qui cherche des hommes, des passions, des conflits moraux, n’y trouve que des natures mortes, des déesses à têtes de vache, des figurines en pâte bleue, enfin tout un bric-à-brac confus et ennuyeux, qui n’est pas de la science et n’est pas non plus du roman... L'histoire des temps reculés est pour le romancier comme

une muraille où la science ne lui permet pas de charbonner ses

figures. »

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