‹ Pages d'art chrétien (volume 4)Chapitre 12 sur 17 · V. T. CHASSERIAU · texte numérisé non relu

V. T. CHASSERIAU

Théodore Chassériau a fait le désespoir d'Ingres après avoir été son orgueil. Le vieux maître ne comprit pas ce que cet art représentait et qui n'était qu'une phase nouvelle du mouvement créé par lui. De la distance où nous sommes, comprenant mieux la doctrine d'Ingres que M. Ingres lui-même, parce que nous en voyons les prolongements, nous lui restituons sa valeur vraie en le reconnaissant comme le continuateur de son maître, celui qui le compléta au lieu de le répéter, et comme le précurseur de Puvis de Chavannes (i).

Né à Saint-Domingue en 1819, Théodore Chassériau est un exemple authentique de peintre-né. Rarement vit-on précocité pareille. Il était à peine âgé de dix ans qu'il proclamait sa volonté d'être peintre et sa dévotion pour M. Ingres.

Sur les instances d'Amaury Duval, son parent et le plus ancien du groupe, celui-ci l'admit par pitié et malgré son âge dans son atelier, se plaignant qu'on le prit pour une nourrice. On lui avait dit que, refusé, l'enfant en ferait une maladie. Ses premiers dessins émerveillèrent le professeur, qui, dans une circonstance, fit lever tout le monde en poussant des cris d'admiration et déclara solennellement : « Cet enfant sera le Napoléon de la peinture. »

Quatre ans après, en 1834, Ingres partait pour Rome, laissant le jeune homme sans guide à un âge où l'on risque de choisir la mauvaise voie. Cette séparation prématurée est la cause que l'ardent créole se fourvoya un moment dans les excès de l'orientalisme romantique.

(1) Un peintre romantique, Théodore Chassériau, par Valbert Chevillard, 1893. Chassériau, par Henry Marcel, dans la collection « l'Art de notre temps », 1912.

A seize ans, en i836, Chassériau expose au Salon ses premiers tableaux : son portrait, un Enfant prodigue et un Caïn maudit, qui lui valent une troisième médaille. Dès lors, l'art de Delacroix s'impose à lui et son lyrisme enflammé le hante. Il rêve d'unir les deux méthodes: le rythme de la forme selon Ingres avec les modulations du ton selon Delacroix.

Il alterne les deux techniques : le contour cerné et calme avec le dessin fiévreux et tout en saillie, les tons purs de l'enluminure avec les colorations sulfureuses et assourdies. Mais à travers ces recherches inquiètes, tendant sans cesse au style, sa personnalité propre se dégage, faite de grâce pompéienne, de langueur brûlante et d'exotisme pittoresque. C'est un oiseau des îles qui s'acclimate sur le sol latin tout en gardant son brillant plumage. Bientôt, il atteint une formule à lui, pénétrée de classicisme avec quelque chose d'oriental qui amène Théophile Gautier à le définir : « Un Indien qui a fait ses études en Grèce. » Cette formule est celle de Jésus à Gethsémani et de la Descente de Croix, deux toiles si mêlées, si étranges, qu'elles intriguent et embarrassent les critiques d'alors, fort perplexes, aux Salons de 1840 et 1842. Entre deux, Chassériau était allé retrouver Ingres à Rome, pour parfaire son éducation. Cette réunion momentanée ne fit que montrer l'imminence de la rupture. De Rome, il écrit à un ami, le 9 septembre 1840 :

Je regarde Rome comme l'endroit de la terre où les choses sublimes sont en plus grand nombre, comme une ville où Ton doit beaucoup réfléchir, mais aussi comme

un tombeau Je n'ai pas trouvé à Rome

autre chose que le Colisée de chrétien; Saint -Pierre n'a aucune apparence religieuse Gomme nous ne pouvons avoir

T. CHASSERIAU

aucune sympathie au cœur pour Jupiter, Platon, Vesta et une foule d'autres dieux et déesses, ce n'est pas à Rome que nous pouvons voir la vie actuelle, et quand on reste les yeux toujours tournés vers le passé, on risque beaucoup de rester en ses œuvres dans une agréable béatitude qui

vous endort Dans une assez longue

conversation avec M. Ingres, j'ai vu que sous bien des rapports jamais nous ne pourrions nous entendre. Il a vécu ses années de force et il n'a aucune compréhension des idées et des changements qui se sont faits dans les arts à notre époque; il est dans une ignorance complète de tous les poètes de ces derniers temps. Pour lui, c'est très bien, et il restera comme un souvenir et une reproduction de certains âges de l'art du passé, sans avoir rien créé pour l'avenir. Mes souhaits et mes idées ne sont en rien semblables. C'est pourquoi, en décembre, dans les derniers jours, je serai en France

La brouille commençait, brouille du côté d'Ingres seulement, car l'élève, qui en souffrit, garda toujours pour le maître vénéré le plus affectueux respect.

Doué de la plus belle imagination, coloriste autant que dessinateur, virtuose à un âge où l'on apprend encore son métier, Chassériau avait tout ce qu'il^ fallait pour réussir dans la grande décoration. L'occasion lui en fut offerte en 1841. Le Conseil municipal de Paris le chargea alors de décorer la chapelle de Sainte-Marie l'Égyptienne à Saint-Merry .

Il avait vingt et un ans.

L'œuvre de Chassériau à Saint-Merry occupe deux panneaux. Le premier a trois compartiments : la Conversion, la Communion au désert, Y Ensevelissement .

Le second en a deux : la Glorification, le récit de saint Zozyme (fig. 36 et 37).

Dans le premier panneau, le compartiment du milieu, le plus important, renferme l'épisode principal de la vie de la Sainte, sa conversion. N'osant entrer dans l'église, Marie s'arrête pensive, déjà repentante, auprès d'une Madone dorée, entre deux courants de foule semi-

barbare, excitant par sa seule présence la curiosité étonnée des jeunes chrétiennes. Le luxe de ses bijoux et l'éclat de sa tunique rose disent la vie mondaine qu'elle a menée jusque-là. Et rien n'est plus émotionnant que cette figure de pécheresse, au teint basané, dressée là au milieu du tableau. Chassériau a su tout dire, aussi bien le passé coupable que l'angoisse présente avec une discrétion du plus haut goût. Au-dessus, saint Zozyme donne la communion à la Sainte retirée dans le désert, et au-dessous le même saint Zozyme, aidé d'un lion, ensevelit la Sainte morte.

Dans le second panneau, tout l'espace est presque entièrement occupé par une seule composition, au-dessous de laquelle une frise monochrome nous montre saint Zozyme racontant aux moines émerveillés le mystère de cette vie de pénitente. La composition maîtresse est une sorte de ravissement, de glorification, d'assomption. La Sainte, extasiée, monte au ciel, emportée par deux anges. Du bas, deux groupes d'esprits célestes lancent vers elle leurs encensoirs fumants, et, près de la fosse vide, le lion pleure. La fougue et l'élan de ce morceau sont de toute beauté. Le mouvement ascensionnel des lignes, toutes tendues vers une verticale partant du centre, et que brise seulement l'horizontale du lion et de deux ailes d'ange est tel que le groupe central paraît lancé à toute volée hors de la fosse entr'ouverte au-dessous.

A ces qualités de vie, de psychologie, d'intelligence, Chassériau a joint une féerie de couleur inconnue des autres élèves d'Ingres. Les bleus lilas et les roses, les verts marins et les roux, les jaunes et les violets y chantent une merveilleuse symphonie. Le public et certains critiques aveugles, choqués par de prétendues dissonnances, lui reprochèrent « de violer la loi mystérieuse de l'accord ». C'est là le sort de tous les créateurs d'harmonies nouvelles. Seul, Théophile Gautier, poète et peintre à ses

Phot. B. P.

Fig. 36. — Chassépiau : Conversion et ensevelissement de sainte Marie l'Egyptienne.

(Saint-Merry, 1841.)

-heures, qui avait donc tout ce qu'il faut pour être bon juge, loua avec enthousiasme l'œuvre nouvelle, portant dès lors sur l'artiste des jugements que nous .ratifions aujourd'hui.

it Malgré cet apport nouveau dans la couleur et l'expression, les décorations de Chassériau à Saint-Merry se réclamaient encore de la doctrine d'Ingres.

Il y avait là les grands partis pris de style, de composition, de coloration, exigés par l'intransigeant théoricien. Celui-ci ne voulut voir que la partie novatrice, la meilleure pour nous, la mauvaise pour lui. Aux flatteurs qui venaient lui en faire compliment comme d'un succès personnel, quand on découvrit les peintures en 1843, il répondit [avec humeur :.

T. CHASSERIAU

Phot. B. P.

Fig. 37. — Chassépiau : Glorification de sainte Marie l'Egyptienne.

(Saint-Mcrry, 1841.)

« Dans ma maison, je n'ai jamais obligé personne à porter ma livrée. »

Dix ans plus tard, Chassériau se remettait à la décoration religieuse en peignant la chapelle des fonts baptismaux à Saint-Roch et la voûte du chœur à Saint-Philippe du Roule. Le premier de ces travaux était terminé en 1854, le

second en i856. Chassériau n'était plus alors l'Ingriste perfectionné que nous avons admiré à Saint-Merry. Delacroix avait déteint sur lui au point de lui faire comprendre la peinture décorative comme la comprenaient les Vénitiens de la fin du x\rie siècle. De là le moindre intérêt pour nous de ces peintures.

A Saint-Roch, la place, exiguë, est des plus ingrates: un angle concave à gauche, un dessus de porte à droite. Saint Philippe baptisant l'eunuque de la reine de Candace occupe le premier; saint François Xavier baptisant les Indiens garnit le second. On admire l'exotisme savoureux de l'un, la ferveur concentrée de l'autre que domine la blanche silhouette, admirable, d'un porte-croix.

A Saint-Philippe du Roule, l'espace considérable, 22 m. X 5, est bien en vue. Malheureusement, cette base de calotte, sorte d'hémicycle au-dessus de l'autel, suit un tracé concave qui amène des déformations visuelles. Autour du groupe central formé par le Christ dépendu, les disciples, la Vierge et les saintes femmes, se pressent le centurion suivi de son escorte, les soldats romains occupés à jouer la tunique sans couture, les pharisiens railleurs. Massée au premier plan, sur un ciel bleu, enténébré, cette foule grouillante, tachée de verts et de rouges puissants, est du plus tragique effet. C'est digne des grands Vénitiens.

A Saint-Merry, comme à Saint-Roch et à Saint-Philippe du Roule, Chassériau a exécuté ses peintures avec des couleurs délayées dans l'huile et appliquées directement sur le mur. Elles ont l'aspect de la fresque, et elles prétendaient triompher de l'humidité des murs. L'humidité a eu raison de l'huile aussi bien que de la cire et de la chaux, et, sauf à Saint-Philippe du Roule, toutes sont fort endommagées.

Il est grand temps, si l'on ne veut les perdre, de les fixer au moyen de la photographie ; c'est ce à quoi travaille en ce moment M. le baron Chassériau.

L'œuvre décoratif religieux de notre artiste s'arrête là; mais son plus grand effort, celui où nous saisissons le mieux le rôle joué par lui est une œuvre profane, la décoration de l'escalier de la Cour des comptes à Paris, exécutée de 1844 à 1848, et malgré mon dessein de m'en tenir aux œuvres religieuses, il me faut bien en dire un mot.

La gare du quai d'Orsay remplace aujourd'hui l'ancienne Cour des comptes démolie en 1897. Les murs peints à l'huile par Chassériau ont disparu avec la pittoresque bâtisse incendiée par les communards.

Heureusement, l'œuvre elle-même, un des plus précieux monuments de notre art français, n'a pas entièrement péri.

Grâce à l'initiative d'un Comité, 60 mètres carrés de surface peinte ont pu être sauvés et sont maintenant au Louvre. A l'aide de ces fragments, des descriptions de Théophile Gautier et du souvenir qui en reste encore, il est possible de reconstituer la disposition primitive.

Au bas de l'escalier, on rencontrait un guerrier détachant des chevaux de guerre liés à des arbres. Le long des degrés, trois figures symboliques, le Silence, la Méditations Y Étude, accueillaient le visiteur. Tout en haut, au premier étage, un vaste ensemble de sujets philosophiques développaient ces quatre idées : 1 Ordre, la Force, la Paix, la Guerre. Tout cela traduit en scènes concrètes, sans rien de cette irréelle abstraction que feraient supposer les titres, donc dans un langage vraiment plastique. On y voyait : un homme d'âge payant des ouvriers; une frise de guerriers, des forgerons battant le fer des épées; un groupe de captifs; des jeunes gens s'élançant sur des .chevaux de guerre; des ouvriers construisant une ville, sous le contrôle des Muses; de jeunes mères allaitant leurs enfants; des moissonneurs au repos; une frise de vendangeurs; des commerçants débarquant sur une côte orientale. Jamais le symbole, cette grande ressource de l'art décoratif, n'avait été si bien compris. Les cahiers de l'auteur nousrévèlentcomment il s'y prenait et de quelle façon l'abstraction philosophique revêtait chez lui, en traversant son cerveau, cette forme pleine et savoureuse, indistincte de la réalité vivante, que seuls savent lui donner les grands artistes. On y lit des phrases comme ceci :

T. CHASSERIAU

Faire un jour, dans la peinture monumentale ou en tableaux, des sujets tout simples, tirés de l'histoire de l'homme, de sa vie, ainsi un voyageur, ainsi le penseur, le joueur, le désœuvrement, la douleur, le retour, le voyageur voyant les fumées bleuâtres de sa ville montant dans l'air, les prisonniers, la liberté, le dégoût, l'épouvante, la colère, le courage, la misère, le faste, l'amour, autant de sujets

où l'on peut être émouvant, vrai et libre

Faire dans une composition de la Paix, pour représenter le Commerce, ceci : la mer bleue et verte, d'un ton léger et ferme, un peu houleuse, des navires étrangers avec des banderoles des plus belles couleurs, une seconde barque détachée du navire, ceux qui portent des

marchandises brillants le grand caractère

ne peut exister réellement sans initiation réelle

de la Nature Cette liaison de naïveté et

de grandeur est le vrai sublime de l'Art.

Faire des choses saisissantes mais vraies

Ne rien faire d'impossible; trouver la poésie dans le réel. Ne pas se torturer. Chercher ce qui est beau et l'exécuter. Si dans la nature c'est beau, ce sera beau dans la peinture. La beauté est la vérité Faire dans le ministère de la guerre toutes les scènes de la vie militaire prises dans la cavalerie, la sentinelle à pied à la porte, le sabre au poing enroulé à la main par la dragonne blanche, fier et grand. Le pansement des chevaux; tirer parti

de ce costume original du cavalier Mettre

tous mes ornements gris sur or. Ne pas oublier la valeur riche des arbres jeunes, dorés, avec des taches blanches, comme aux

lauriers que j'ai vus à Versailles Pour

rehausser de grandes places calmes et grises de murailles, il suffit d'un simple ton d'or

à quelques places Le paysage est grand,

sublime, attendrissant, surtout l'hiver quand les arbres sont plus simples, moins chargées de feuilles, et que l'on voit les branches, ce qui pourrait me servir pour les sujets

antiques Ne peindre que les choses qui

me touchent l'âme, ne jamais oublier qu'un effet sérieux et simple est le point essentiel dans une grande peinture; peu de tons, de la force, de l'éclat dans l'harmonie, et c'est

tout M'écouter et me croire toujours seul;

ce que j'éprouve sur moi est toujours la

vérité Dans le panneau de la guerre, du

côté opposé aux gens qui font des armes, personnifier l'incendie par le sujet des troupes débarquant la nuit avec des torches et mettant

le feu à une ville en incendiant un petit bois placé le long de l'eau qui forme le premier

plan Mettre une façade, l'Architecture

appuyée sur l'un des côtés L'Architecture

qui rêve en regardant son plan, l'édifice qui doit monter dans l'espace; à côté, la Musique avec des instruments variés; l'Art tragique,

sombre Un contraste dans ce tableau du

Commerce par tout le luxe qui y sera avec la splendeur tranquille du reste de ce côté et le

mâle aspect de l'autre côté Faire à la

Méditation une draperie traînante et négligée. Le Silence très enveloppé. L'Étude moins

couverte Ne jamais être aride ou allemand,

mais bien italien ou français, c'est-à-dire du

charme et de la raison Faire de la peinture

qui se voie de loin, il le faut....

Ces cahiers, complément des Cahiers de Montauban, où de nombreux passages, que je ne puis citer, trahissent une si intense préoccupation de la couleur et la divination de nos plusrécentesrecherches, nous révèlent l'âme ardente de Chassériau et sa compréhension robuste de la peinture monumentale. De la vie elle-même, considérée avec ses yeux d'artiste, il a su tirer une poésie plastique, d'essence très élevée, digne des Grecs et de Raphaël ; et il apparaît clairement que rien n'est plus éloigné de l'Académisme que ce flot de poésie réelle auquel s'alimentait son imagination. Ingres eût dû s'en réjouir. Il bougonna. Un de ses amis, le docteur Cabanus, qu'il fréquentait souvent, ayant exposé dans son salon le portrait de sa fille par Chassériau, Ingres, qui ne pouvait l'éviter, passa la première fois en se voilant les yeux des pans de sa redingote, et dans la suite affecta de ne pas le voir. Et M. Haro ayant tenté une réconciliation, il répondit brusquement : « Ne me parlez jamais de cet enfant-là ! »

En dépit de la formule, le mot employé trahit le reste de tendresse dans le cœur du vieux professeur, qui en parlait donc comme d'un enfant prodigue perdu pour toujours. Non, Chassériau n'était pas perdu. Il demeure une des gloires de l'art français; mais, mort à trente-huit ans, en 1857, il est parti sans avoir tenu toutes

ses promesses. S'il eût vécu et qu'il eût eu le temps de quitter Delacroix comme il avait quitté Ingres, peut-être le mettrions-nous au-dessus d'eux.

La décoration de la Cour des comptes, antérieure à ses excès de romantique égaré, postule ce qui s'est fait depuis. Le groupe des Forgerons annonce ceux, presque similaires, que Puvis de Chavannes a peints dans le Travail du musée d'Amiens. Le panneau du Commerce est une première idée du thème que le même Puvis de Chavannes devait développer dans Marseille porte de l'Orient, au musée de Marseille. Et le groupe des jeunes femmes évoque absolument, avec une vision moins large, mais avec plus

de saveur dans les formes, ce que fera plus tard son continuateur.

Dans les dernières années de sa vie, Chassériau vécut sous l'influence bienfaisante d'une femme remarquable pour qui il professa toujours la plus respectueuse amitié, la princesse Cantacuzène.

C'est elle, avec ses gestes de reine, qui inspira ses dernières Madones, en particulier la Vierge de Y Adoration des Mages. Plus tard, devenue Mme Puvis de Chavannes, la même femme prendra place au Panthéon sous les traits augustes de. sainte Geneviève veillant sur Paris, preuve palpable du lien qui va de l'un à l'autre de ces deux artistes dans la filiation ingriste.

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