FIG. 37 — AUTEL DE LA MADELEINE A PARIS
rable. En plein xixe siècle, des œuvres comme l'autel de la Madeleine par Marochetti, en 1840, et le baldaquin du dôme des Invalides par Visconti, en i85i, en sont encore le prolongement (fig. 37).
Le mouvement néo-gothique d'origine romantique qui s'est produit au milieu du xixe siècle, et dont Viollet-le-Duc a été en architecture le porte-parole génial, nous a valu une longue suite d'autels
moyenâgeux. Ceux mêmes de Viollet-le- Duc, à Notre-Dame de Paris et à l'église paroissiale de Saint-Denis, sont en soi très beaux de forme : leur absence d'intérêt vient de ce qu'ils sont la reprise ou la reconstitution de modèles anciens, donc travaux d'archéologue plutôt que d'artiste. Mais les architectes diocésains venus après lui, et que son exemple a entraînés à gothiciser, n'avaient pas son sens aigu des formes anciennes. Aussi leurs œuvres sont-elles d'une très grande pauvreté. Elles