Partie du ciborium de Bagnacavallo (Italie
Autel de Galla Placidia, à Ravenne.
IX* siècle.
Autel en or de Saint-Ambroise de Milan.
Ciborium en or de Saint-Emmeran de Ratisbonne.
Ciborium de Saint-Apollinaire in classe, à Ravenne.
Autel de Capestang, au musée de Béziers.
Xe et XIe siècles.
Autel de la cathédrale de Vaison (Vaucluse).
Autels de la cathédrale de Maguelonne (Hérault).
Autel de la cathédrale de Besançon.
Autel de l'église de Quarante (Hérault).
'Autel de l'église d'Espondeilhan (Hérault).
Autel de l'ancienne Major de Marseille.
Autel d'or de Bâle, au musée de Cluny.
Ciborium de Saint-Ambroise de Milan.
Autel de Six-Fours (Var).
Autel de Saint-Honorat de Lérins.
Autel de Saint-Celse de Milan.
Autel de Saint-Georges d'Oberzell (Allemagne).
Autel du prieuré de Peilhan (Hérault).
Autels (bénitiers) de Villemagne et de Corneilhan (Hérault).
Autel de Saint-Pierre de Rèdes (Hérault).
Autel des Aires (Hérault).
Autel de Joncels (Hérault).
Table d'autel de la cathédrale de Rodez.
Tables d'autel circulaires de la cathédrale de Besançon et du musée de Vienne (Isère).
Ancien autel de Sauvian (Hérault).
XI Ie siècle.
Table d'autel de Saint-Sernin de Toulouse.
Autel de l'église de Baroille (Loire).
Autel de l'église de Chalain-d'Uzore (Loire).
Autel de Sainte-Foy (Loire).
Autel de Saint-Jean-Soleymieu (Loire).
Autel de Poblet (Catalogne).
Autel de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault).
Autel de Saint-Germer (Oise).
Autel de l'église de Pontorson (Manche).
Autel de Saint-Louis des Français, à Rome.
Autel d'Apt (Vaucluse).
Autel de Salins.
Autel de Paray-le-Monial.
Autel de Sainte-Marguerite, près Dieppe.
Retable de Carrières-Saint-Denis.
Retable en bronze émaillé du musée de Burgos.
Autel de Salerne (Suisse).
Autel de Saint-Martin des Arènes, à Nîmes.
Autel de la cathédrale de Dax, au musée Borda.
Autel de l'église d'Airaines (Somme).
Ciborium de Saint-Laurent hors les murs, à Rome.
Ciborium de Saint-Clément, à Rome.
Devant d'autel de Saint-Menoux (Allier).
Autel papal de Notre-Dame des Doms, à Avignon.
Retable de Coblentz, à Saint-Denis.
Autel portatif de Conques (Aveyron).
Armoire-tabernacle de Vézelay (Yonne).
Autel de Salmaize (Côte-d'Or).
Autel de la cathédrale de Ripon (Angleterre).
Autel de l'abbaye de Veruela (Catalogne)
Autel de Sainte-Marie de Bergen (Norvège).
Autel de Saint-Anthyme, près Sienne.
Autels des Saints-Cosme et Damien, à Rome.
Autel d'Avenas (Rhône).
Autel d'Airvault en Poitou.
Autel de Saint-Martin-de-Londres (Hérault).
Œuvres des premiers siècles utilisées pendant le moyen âge.
Autel-sarcophage de Montverdun (Loire).
Autel-sarcophage antique de Bourg-Saint- Andéol (Ardèche).
Autel-sarcophage antique de Sainte-Marie Majeure, à Rome.
Autel-sarcophage antique de l'Ara Cœli, à Rome.
Autel-sarcophage antique de Sainte-Cécile du Transtévère, à Rome.
Autels-tombeaux de Saint-Trophyme d'Arles.
Autel-cuve de Sainte-Marie in Cosmedin,
à Rome.
XIII0 siècle.
Autel de Longuyon (Meurthe-et-Moselle).
Autels restaurés de Saint-Denis.
Ancien autel de la cathédrale d'Arras.
Autel de la cathédrale de Coutances.
Retable de Saint-Germer (Oise), au musée de Cluny.
Retable de Saint-Denis, au musée de Cluny.
Ciborium double de la Sainte-Chapelle de Paris.
Ciborium de Saint-Martial de Limoges.
Ciborium de la cathédrale de Parenzo (Italie).
Ciborium de Saint-Jean de Latran, à Rome.
Ciborium de Saint-Paul hors les murs, à Rome.
Ciborium de Sainte-Marie in Cosmedin, à Rome.
Colombe eucharistique du musée de Cluny.
Autel de la cathédrale de Lucera (Italie).
Autel de Vaucluse.
Autel des Saints-Vincent et Anastase, à Rome.
Autel de Saint-Matthieu de Pérouse.
Tabernacle de Senanque (Vaucluse).
Autel de Sainte-Marie Nouvelle, à Florence.
Autel de Saint-Martin, près Viterbe.
Autel de Seligenstadt (Allemagne).
Autel de Munster, en Westphalie.
XIVe siècle.
Autel de Valcabrère (Haute-Garonne).
Autel de Baume-les-Messieurs (Jura).
Autel et tabernacle d'Avioth (Meuse).
Parement de Narbonne, devant d'autel, Louvre.
Devant d'autel en bois peint, musée de Cluny.
Devant d'autel en cuir de Saint-Wulfran d'Abbeville.
Ciborium et tabernacle de Marville (Meuse).
Tabernacle (retable) d'Orcagna, à Or-San- Michele de Florence.
Retables flamands de Jacques de Baërs, au musée de Dijon.
Autel de Morphou (Chypre).
Autel en terre cuite des Eremitani de Padoue, par Jean de Pise.
Retable de Souppes (Seine-et-Marne).
Retable de Mareuil-en-Brie(Seine-et-Marne).
Autel de Villedieu (Cantal).
Autel de Citta di Castello (Italie).
Retable de Pistoie (Italie).
XVe siècle.
Autel du baptistère de Florence.
Autel de Saint-Florentin (Yonne).
Autel de l'église de Longueville (Pas-de- Calais).
Autel de l'église du Folgoët (Finistère).
Autel de Saint Pol-de-Léon.
Autel de la cathédrale de Tréguier (Côtesdu-Nord).
Retable de Saint-Nicolas de Troyes.
Retable de Saint-Wulfran d'Abbeville.
Retable de Saint-Pierre d'Avignon.
Autel de Saint-Léonard (Haute-Vienne).
Retable de Saint-Aspais de Melun.
Retable de la cathédrale de Sens.
Retable de la cathédrale de Noyon.
Retable de la cathédrale de Nevers.
Retable de Saint-Pantaléon de Troyes.
Retable de l'église de Gisors.
Tabernacle de Saint-Jacques de Louvain.
Tabernacle en bois du musée de Cluny.
Tabernacle de la cathédrale de Grenoble.
Tabernacle de Semur (Côte-d'Or).
Tabernacle de Mino di Fiesole, à Saint- Ambroise de Florence.
Retables des cathédrales de Vich et de Tarragone (Espagne).
Retables de la Seo de Saragosse et de la Chartreuse de Miraflores (Espagne).
Retable de la cathédrale de Séville (Espagne).
Retable de la cathédrale de Tolède (Espagne)»
Retable de Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence.
Autel de San Zeno Magiore de Venise, par Mantegna.
Autel de Saint-Antoine de Padoue, par Donatello (reconstitution).
Retable de Saint-Sauveur d'Angers.
Retables de Jussy-Champagne (Cher).
Retable de Saint-Didier, à Avignon.
Retable flamand de l'église de Clérey (Aube).
Retable de l'église de Bury (Oise).
Retable de Sainte-Foy de Conches (Eure).
Retables de l'église de Ternant (Nièvre).
Retable de l'église de Praslins (Aube).
Retable de faïence du Dôme d'Arezzo (Italie), par A. délia Robbia.
XV»e siècle.
Retable du musée de Cluny.
Autel de l'église de Chamoy (Aube).
Autel de l'église de Bouilly (Aube).
Autel de l'église de Géraudot (Aube).
Autel de l'église d'Ervy (Aube).
Autel de l'église de Fontvannes (Aube).
Autel de l'église de Solliès-Ville (Var).
Retable de Saint-Nicolas de Burgos (Espagne).
Retable de Notre-Dame del Pilar, à Saragosse.
Retable de la primatiale de Teruel (Espagne).
Retable en albâtre des sept joies de Marie, à l'église de Brou (Ain).
Retable de Hatton-Châtel (Meuse), par Ligier Richier.
Retable de Saint-Pierre d'Avignon.
Retable de l'église de Chaource (Aube)
Retable de l'église d'Avreuil (Aube).
HISTOIRE DE L AUTEL
Retable de l'église de Lhuitre (Aube).
Retable de l'église de Verpillières (Aube).
Retable de l'église de Brienne-le-Château ^Aube).
Retable de l'église de Blignicourt (Aube).
Retable de l'église de Pouan (Aube).
Retable de l'église de Bas-Ricey (Aube).
Autel de Barbuise (Aube) (retable du xvue s.).
Retable de l'église de Beurey (Aube).
Retable de l'église de La Chapelle-Saint- Luc (Aube).
Retable de l'église de Clérey (Aube).
Retable de l'église de Courgerenne (Aube).
Retable de l'église de Douai (Nord).
Autel de Fontevrault (Maine-et-Loire).
Retable de l'église de Louviers (Eure).
Retable de l'église de Ramousies (Nord).
Retable de l'église de Roubaix (Nord).
Retable de la cathédrale de Reims.
Retable de l'abbaye de Valmont (Seine-Inférieure).
Retable de l'église de Vendeuvre (Aube).
Retable de l'église de Wattignies (Nord).
Repositoire (tabernacle) de l'église de Marquette (Nord).
Tabernacle de Domprix (Meurthe-et-Moselle).
XVIIe siècle.
Autel de Saint-Jean de Troyes.
Autel et baldaquin de Saint-Pierre de Rome.
Baldaquin du Val-de-Grâce, Paris.
Autel de Saint-Maximin (Var).
Autel de Saint-Maclou, à Bar-sur-Aube.
Autel de Saint-Nicolas des Champs, à Paris.
Autel de l'église de Chavanges (Aube).
Autels de la cathédrale d'Angers.
Autel de Saint-Trophyme, à Arles.
Autel de l'église de Graville (Seine-Inférieure).
Autel de l'église de Harfleur (Seine-Inférieure).
Autel des Minimes d'Aubeterre (Charente).
Autel de l'église d'Authouillet (Eure).
Autel de l'église d'Augerolles (Puy-de- Dôme).
Autel de l'église de La Bénissons-Dieu (Loire).
Autel de l'église de Bretagnolles (Eure).
Autel de Notre-Dame de Calais.
Autel de la chapelle du lycée de Chaumont (Haute-Marne).
Autel de l'église de Crespin (Nord).
Autel de Saint-Pierre de Douai (Nord).
Autel de l'église de Magnant (Aube).
Autel de Montivilliers (Seine-Inférieure).
Retable de Saint-Nicolas de Neufchâieau (Vosges).
Autel de Sainte-Marie de Nevers.
Autel de Saint-Philibert de l'Ile de Noirmoutier (Vendée).
Retable de l'église du Pavillon (Aube).
Retable de l'église de Saint-Gildas (Morbihan).
Autel de l'église d'Utelle (Alpes-Maritimes).
Autel de l'église de Vernon (Eure).
XVIIIe siècle.
Autel de la cathédrale d'Angers.
Autel de la cathédrale de Chartres.
Autel de la cathédrale d'Amiens.
Autel de l'église de Saint-Antoine (Isère).
Autel de la chapelle du palais de Versailles.
Autel (arche d'alliance) de Saint-Roch, à Paris.
Retable espagnol des saints Abdon et Sennen, à Arles-sur-Tech (Pyrénées-Orientales).
Autel de l'église de Pecquencourt (Nord).
XIX* siècle.
Autel et baldaquin du dôme des Invalides, à Paris, par Visconti.
Autel de la Madeleine, à Paris, par Marçchetti.
Autel de Notre-Dame de Paris, par Violletle-Duc.
Autel en orfèvrerie de Luxeuil-les Bains (Haute-Saône), par Viollet-le-Duc.
Autel de la Louvesc (Ar4èche), par Bossan.
Autel de Sainte-Clotilde de Reims, par Gosset.
Autel de Notre-Dame de Fourvière, par Sainte-Marie Perrin.
Autel du Sacré-Cœur de Montmartre, par M. Magne.
Autel de Notre-Dame de Lourdes.
Autel de Notre-Dame de Salut, à Paris.
Autel de l'église de Persan (Seine-et-Oise).
Autel en ciment de Saint-Jean de Montmartre, par M. de Baudot.
Autel de Saint-Etienne de Niort, par M. Boutaud.
Autel de la chapelle du Bazar de la Charité, par M. Guilbert.
Autel de Notre-Dame d'Auteuil, par Vaudremer.
Autel de Notre-Dame de la Garde, à Marseille, par Revoil.
Autel de la cathédrale de Marseille, par Vaudoyer.
(Oit
Cet article pourrait s'intituler : Cinquante ans d'architecture religieuse. C'est, en effet, un demisiècle, le dernierécoulé, que l'on se propose de passer en revue pour en commenter les églises intéressantes.
Le point de départ de cette étude se trouve dans le mouvement néo-gothique représenté par Viollet-le-Duc vers i85o, et le terme me paraît devoir être la tentative très moderne de M. de Baudot à Saint- Jean de Montmartre, auxenvironsde 1900.
Le titre dit exactement cette délimitation du sujet; il indique aussi la marche évolutive que l'on y veut montrer.
Après avoircontinué d'abord la tradition classique du siècle précédent, par exemple dans latrèsexpressiveChapelle Expiatoire, bâtie à Paris de 1816 à 1826 par Fontaine, et la Madeleine, édifiée définitivement par Vignon sous Napoléon Ier et Louis XVIII, le xixe siècle a connu deux courants artistiques en ce qui concerne les églises. L'un, remontant aux origines mêmes du christianisme, aessayéde ressusciter le style des anciennes basiliques, et de là sont sorties, entre autres, deux églises parisiennes : Notre-Dame de Lorette, par Lebas, en i823-i836, et Saint- Vincent de Paul, par Lepère et Hittorf, en 1824- 1844. Celui-là n'a pas eu d'aboutissant. L'autre, né du romantisme, a été un retour à notre moyen âge français, et comme le moyen âge lui-même il a été multiple. Ses partisans, en effet, ont tour à tour interrogé le style gothique, la tradition romane et l'art périgourdin, vulgairement appelé romano-byzantin. Il faut leur adjoindre, par analogie, ceux qui se sont inspirés du style de notre Renaissance. A ce second courant, il paraît juste de donner comme aboutissant la tendance actuelle qui est toute à la modernisation. Nous ne sortirons pas de ce cadre.
Le premier monument où se manifeste le retour au gothique est Sainte-Clotilde de Paris. Commencée par Gau en 1845, continuée par Ballu, elle est un pastiche correct du xive siècle. L'abus des lignes verticales, l'absence de ces fortes saillies si prononcées chez les gothiques, le caractère schématique de son tracé, la maigreur de la mouluration, lalourdeur des masses, le manque de rapport entre sa statuaire plaquée et l'échelle du monument, sont sesdéfauts principaux. Elleest visiblement inspirée de ce gothique d'outre-Rhin, sec, étriqué, glacial, dont la partie moderne de la cathédrale de Cologne, commencée en i8i5, est le type. L'architecte, qui avait à sa porte nos plus purs chefs-d'œuvre:
Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, Saint- Denis, avait fait le voyage d'Allemagne avant de se mettre à l'œuvre. On ne se documente pas plus mal.
Ainsi que les multiples églises en faux gothique bâties depuis et un peu partout par les architectes diocésains, Sainte-Clotilde nous paraît aussi froide que nous semble émouvant le moindre monument ancien. Ce manque de signification du gothique moderne comparé au charme indéfinissable qui émane du style authentique a été souvent relevé. On ne l'a jamais expliqué. Un archéologue américain, M. Goodyear, a cru en trouver l'explication dans ce fait que les copistes du xixe siècle ont remplacé l'asymétrie et les déviations volontaires par une régularité géométrique qui est la négation même du gothique (1). Encore que l'asymétrie soit un des principes du moyen âge et que les églises modernes, ennuyeuses à force de
(i)Voir Pages d'art chrétien, resérie, p. 109-110. Cette explication de M. Goodyear n'est d'ailleurs que la reprise de la théorie de Ruskin sur la dissymétrie des formes dans les Sept lampes de l'architecture.
régularité, n'aient rien de la fantaisie chère à nos pères, cette thèse, bornée à un détail, abstraction faite de ce qui y est dit à tort des déviations, ne donne pas la clé du mystère.
Au vrai, nos architectes n'ont pas ressuscité l'âme du gothique parce que, s'ils
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS (SEINE) (Architecte : Viollet-le-Duc, i865.)
en ont connu le vocabulaire, ils en ont ignoré la syntaxe. Ils ont employé des mots gothiques : ils n'ont pas appliqué les règles gothiques. En architecture, les mots, ce sont les formes. Un chapiteau, une base, un bandeau, une rosace, un gable, une arcature, un dais, une frise, un corbeau, une balustrade, un fleuron,
un tympan, un clocheton, sont de simples vocables. Pour parlergothique, c'est-à-dire pour équilibrer une composition comme l'est une église, il ne suffit pas de les décliner et de les orthographier correctement, car c'est l'assemblage qui importe. Autre chose est la déclinaison exacte d'un
paradigme, autre chose un travail de style conforme à la fois à la syntaxe et au génie de la langue employée. La syntaxe gothique, qui se confond en partie avec l'éternelle syntaxe architecturale, a des règles que nos grands constructeurs du xiie et du xin« siècles savaient d'instinct, aussi sans doute par tradition d'atelier ou de corporation, et que leurs imitateurs paraissent avoir ignorées. Ces règles, on les entrevoit déjà à travers les aperçus du Dictionnaire de Viollet-le-Duc. La règle de l'échelle humaine, c'està-dire le rappel de la stature de l'homme, en est une (i). Le rapport intime de l'appareil et des formes, celles-ci naissant de celui-là, en est une autre. On doit y ajouter : la petitesse des modules, le fractionnement
(i) Voir dans Pages d'art chrétien, ir' série, l'article: Saint-Pierre de Rome et Notre-Dame de Paris.
Phot. B. P.
DU NEO-GOTHIQUE AU MODERNE
des espaces, l'alternance des lignes, le balancement des vides et des pleins ainsi que des nus et de l'ornementation, la dimension réduite des étages, et, par suite, l'abandon de l'ordre colossal, l'asymétrie, l'échelle propre à chaque forme, la concordance entre les dispositions intérieures et les faces externes, le respect et l'aveu des matériaux. Ces règles, que nous enseignent les monuments anciens, sont violées dans les bâtisses modernes. Avec elles, le charme du gothique s'en est allé, et nous demeurons en face de formes imparfaites et mal assemblées, dont la vue nous laisse insatisfaits.
Mais ces principes architecturaux ne suffiraient pas à faire revivre le moyen âge.
Pourles vivifier, il faudraitencoreappliquer la grande loi de la modernité, avoircomme lui cet esprit inventif qui lui faisait substituer sans cesse aux formules anciennes d'autres formes évolutives, et, en définitive , faire autre chose. Que cet esprit soit celui du moyen âge, il suffit pour s'en convaincre d'observer, par exemple, les fantaisies dont regorgent les deux portails du transept de Notre- Dame de Chartres. C'est un perpétuel renouvellement que l'histoire du style
ogival, depuis la cathédrale de Sens, vers n5o, encore à demi romane, jusqu'à Saint-Eustache de Paris, en 1 532, cachant son ossature gothique sous une parure Renaissance. Sa souplesse est telle qu'il se prête à tous les renouveaux. Retenant seulement de nos monuments anciens une leçon de logique, de goût et de sincérité, les architectes, qui rêvaientjde renouer leur tradition interrompue, auraient dû œuvrer à neuf, faisant de cette tradition ce qu'elle doit être, le guide du progrès. Ils auraient dû surtout s'abstenir de copier, car la copie des œuvres d'art est interdite
Phot. B.P.