PREMIÈRE SÉRIE
En écrivant l'histoire des premiers mois de la Révolution de février 1848, M. Louis Blanc a trouvé plus d'une occasion de confondre les calomniateurs qui lui ont ouvert le chemin de l'exil. Acteur dans ce drame révolutionnaire, il ne pouvait pas se borner à en décrire la marche, à en indiquer les résultats généraux : faussement accusé , il a dû se défendre , et dire la part qu'il a prise à des événements dont ses ennemis se sont fait contre lui une arme empoisonnée. Mais ce livre serait incomplet, si les faits personnels à l'auteur n'étaient appuyés de pièces justificatives, de nature à prouver que tout ce qui a été dit sur l'exagération violente soit de sa doctrine , soit de sa politique, est contraire à la vérité.
Les documents que nous avons réunis sous le titre de pièces jusTincATivEs, sont le couronnement nécessaire de l'ouvrage :
Nous les avons divisés en deux séries ; dans la première se trouvent trois des discours prononcés par M. Louis Blanc au Luxembourg et à l'Assemblée nationale ; dans la seconde sont compris des règlements , conventions, arbitrages intervenus entre 1^9 patrons et les ouvriers» pendant que la Commission des travailleurs siégeait au Luxembourg.
{Note de r Éditeur.)