‹ Pages d'histoire de la révolution de février, 1848Chapitre 42 sur 68 · DEUXIÈME SÉRIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SÉRIE

SI

Les procès-verbaux relatifs aux conciliatioos entre patrons et ouvriers formeraient seuls un volume. En publiant les quelques pièces ci-jointes, on a voulu montrer quelle était la confiance inspirée par la Commission aux patrons tout aussi bien qu'aux ouvriers, et, en même temps, par quelle simplicité de moyens se trouvaient si rapidement résolues, k la mutuelle satisfaction des deux parties, des questions auxquelles les pouvoirs actuels ne trouvent guère d'autres solutions et d'autres remèdes que les grèves, les collisions, les emprisonnements et les condamnations judiciaires, la ruine commune des patrons et des ouvriers.

La Commission ne s*est jamais imposée, mais son officieuse intervention était toujours au service de ceux qui croyaient devoir Tinvoquer. Il n'est pas sans intérêt de faire remarquer que presque toujours ce furent les patrons qui prirent l'initiative des demandes d*arbitrage, et de nombreuses lettres que l'auteur garde en sa possession témoigneraient au Cesoin que les chefs du commerce et de l'industrie savaient

alors apprécier les services rendus par la Commission des travailleurs.

En présence des déclamations furibondes de la presse réactionnaire contre le Luxemboui^ et son influence subversive, nous avions eu la pensée de transcrire ici quelques-unes des innombrables demandes en cession d'établissement, qui nous furent adressées dès les premiers jours de mars ; plusieurs sont signées des noms les plus haut placés dans l'industrie. On y aurait vu la preuve manifeste que la crise commerciale ne date pas de la Révolution de février ; qu'elle eût éclaté sans cela, et d'une manière non moins terrible: que le Luxemboui^, par conséquent, n'y fut pour rien. Nous avons craint que cette publication pût porter atteinte k la solidité d'établissements qui se sont peut-être relevés de leurs désastres. Nous nous bornons à reproduire une lettre qui fut envoyée à l'appui d'une de ces demandes, par M. Portalis, alors procureur général de la République. La position prise par M. Portalis en certaines circonstances donnera quelque intérêt k sa lettre.

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