RARE
vi AU LECTEUR
les secrets, il s'exerce à vous les expliquer, et, dans ses préfaces on ne le voit pas promettre plus qu’il ne peut tenir. Sa vocation l’emporte, il fait son œuvre sans s'occuper de la faveur publique, sachant bien qu’elle est trompeuse ; il tremble seulement en songeañt à la postérité, attendu que plus savant que lui peut surgir et faire voir qu’il s’est égaré. La conscience doit être son étoile polaire : qu’il donne ce qu’il a, sans s'imposer, sans vouloir briller, C’est de tous les métiers où l’intelligence est en jeu, le plus redou table—et le travail er est immense,
Ces Pages d'Histoire du Canada vous arrivent donc sans prétention, parlant par elles-mêmes, appelant les érudite, ne dictant la loi à personne. Qu'on les feuillette, on y trouvera toujours du rouveau, j’en ai la certitude; par suite on les conservera. Oubliez l’auteux: il n’a désiré que de se rendre utile, après un rude labeur qui lui a procuré de longues jouissances, car c’est un plaisir de fouiller le passé et de le rendre en quelque sorte nouveau par une exposition qui attire les curieux.
Les gens avides de connaître notre histoire sont nombreux aujourd’hui parmi nous. Tant mieux. Je m'adresse à leur bienveillance. La manière dont il m’ont accueilli dans les journaux m'engage à publier les présents volumes.
Au milieu de ces occupations que j’appellerai charmantes, tant je les aime, il m’est arrivé d'écrire des vers. Passez-moi ceux-là aussi, quand même vous nv trouveriez qu’un re'let très lointain de l’histoire du Canada. Prose et vers ont
1 AU LECTEUR vii
5, été composés ensemble; je les offre comme frère e | et sœur.
à, :| Faudra-t-il aussi m’excuser d’avoir parfois LT cédé au besoin de rire, lorsque je rencontrais la il 1 chance de faire un gallon de bon sang ?
6, Un livre écrit pour la gloire ou la fortune a et bien d’autres allures que les miens. C’est àvous re | de l’entendre et de m’assigner ma pluce. L’esns : pérance de faire mieux ne m’abandonne pas. es à On sait que la préface d’un ouvrage en est la u partie la plus difficile ; elle s’écrit après que tout est imprimé, et alors on tâche de se juger soint même, Mais moi qui ne suis pas si rusé que de es, prévenir votre jugement, je vous livre ces Pages 1e. d'Histoire en toute liberté, leur donnant le bapdu tême d’un nom que je crois approprié et vous les : priant d’en être les parrains et marraines,