L # \ | ER t & : à N
‘ nn n Di È
312 LAOHINE
le plus remuant des fondateurs de Lachine. Son qu’ vrai nom était LeNoir, mais son père avait Rol- lui. land pour nom de baptême. De là: LeNoir-Rol- peu land. La famille existe encore. Les tanneries die des Rollands sont de nos jours comme un nom de si Le ville, tant le public s’est familiarisé avec cette n’an appellation. N’étant pas marié, LeNoir Rolland pret était considéré comme ne pouvant tenir maison Il dans un lieu écarté de la ville. En 1671, il fut gran appelé à répondre de sa conduite à cause de cela, locai Il promit de se marier l’année suivante, à l’arri- C’est vée des vaisseaux de France et effectivement, il cider épousa, le 2 janvier 1673, Macrle ‘? Charbon- qu’il nier, fille d’un ancien officier de : » ::..:30n du roi. et d’ Charbonnier et LeNoir vont bien ensemble. En h
Les familles qui actuellement possèdent les Girot terres des premiers colons se trouvent indiquées cause
dans la brochure. C’est une bonne idée.
Le massacre du 5 août 1689, qui a été si souvent mentionné dans l’histoire, est étudié ici pour la première fois, et les pertes de vie réduites à une proportion qui semble raisonnable, M, Girouard s’est dit que la légende, comme toutes les légendes, devait être en désaccord ::::: la réalité. Pour former son opinion il 2 . : :ulté les Sources accessibles, le papier-terrie: vs recensements, les registres de l’église, ete., ei 1l a contrôlé les récits des contemporains de cet événement, En somme, il doit être correct dans ses données. N’ayant d’autre parti pris que de rechercher la vérité, il ne subtilise pas, il expose ses trouvailles et les livre à la conn: ‘sance du lecteur. C’est le bon procédé en k:' ire, (Ce
Son
Rol- -Rol- Leries »m de cette iland 1aison il fut e cela.
l'arrient, il arboudu roi.
ent les diquées
si soudié ici
qu’il a appris nous le savons maintenant grâce à lui. Les conclusions qu’il en tire peuvent ou ne peuvent pas satisfaire ceux qui désireraient étudier encore le sujet, mais je crois qu’il a poussé si loin et si bien ses investigations que personne n’amènera contre lui ce qu’on appelle une forte preuve. Pour moi c’est comme une affaire réglée.
Il n’est pas à espérer généralement que les grands historiens exposent par le détail des faits locaux perdus dans l’ensemble des événements. C’est au chercheur tenace, qui s'applique à élucider un point quelconque d’une question enjeu, qu’il appartient de traiter ies sujets embrouillés et d’y porter la lumière. Le cas se présente iei.
En homme de loi et en amateur de l’histoire, M. Girouard nous rend le service de plaider une cause intéressante et surtout de plaider le pour eb le contre—ce qui rend la démonstration plus
attrayante. On ne fait pas mieux nulle part.
C’est encore merveilleux de voir que nous n’ayions pas perdu toutes les pièces écrites il y a deux siècles ! La négligence a été si grande que je m’étonne constamment à la vue de ces vieux documents tirés tout à coup de la poussière de l'oubli par un curieux inteligent et qui ne regarde pas à ses peines. S'il était possible de publier ces masses de registres, de lettres, de rapports, derecensements, qui sont le reflet véritable de ia vie de nos ancêtres, combien mieux nous apprendrions notre histoire ! Cela viendra, mais hâtons-nous, le danger de tout perdre est plus grand que jamais.
Nos paroisses ont des notaires, des médecins,
des arpenteurs qui ne manquent pas de loisirs. Si vous leur faites lire l’alinéa qui précède ils diront que c’est juste comme idée. Dites-leur donc alors que la tâche de recueillir ces anciennes pièces et de les mettre au jour forme partie de leurs ‘evoirs, comme gens instruits ei patriotes. Il s’en trouvera dans le nombre qui vous comprendront et qui prendront la plume. Cette propagande est très désirable. Il n’est pas nécessaire d’être un littérateur pour chercher ici et là des documents et publier ces souvenirs du passé. Du moment où votre paroisse n’a pas d'histoire écrite, tout ce que vous imprinterez à son sujet sera du nouveau. Ne soyez pas architecte, je le veux bien, mais devenez l’un des maçons de l’édifice, votre part sera belle encore. C’est rendre service au pays que d’aider à reconstituer son histoire. Toute pierre est utile ; apportez-en beaucoup et il viendra un homme qu: les mettra en place pour élever un monument à la patrie commune.
AN ces pag
Biecrets