M. EH
htréal in montant
depuis la ville jusque vers quatre lieues. Cesont Verdun 1662, Cuillerier 1672, Lachine 1672, Rémi 1671, Rolland 1672.
Verdun était ie nom de la mère du premier Vaudreuil qui vint en Canada, et qui fut employé d’abord dans l’île de Montréal. Si le nom du fort Verdun provient de cette source, il est bon de constater qu’il remonte à peine à 1686— mais il pouvait y avoir eu un fort en ce lieu dès 1662, sous un nom quelconque.
Cuïllerier était un habitant bien connu de l’île de Montréal.
Le fort Rémi doit son nom à M. Remy, prêtre du séminaire St. Sulpice, et non pas à M. Rémi de Courcelle qui commandait dans l’île en 1671.
Rolland ou Le Noir Rolland, était un traiteur très actif, un peu avant 1672 et longtemps après cette date.
Pour avoir été construit en 1672, comme le veus la carte de M. Beaugrand il faut que le fort de Lachine ne soit pas celui du sieur de La Salle, en adiaettant que ce dernier eut jamais érigé un fort à la côte St. Sulpice durant les douze ou quatorze mois qu’il fut possesseur de ces terres. Lachine est à trois lieues de Montréal. La Salle dit qu? son fief était situé au-dessus du saut St Louis. Faillon observe que ce fief était en face du saut St Louis et semble avoir été d’une assez vaste étendue. Dollier note qu’il s’embarqua avec La Salle à une lieue et demie de Montréal. Si cette mesure est prise à partir du pied du canal Lachine actuel, nous n’arrivons qu’à moitié chemin entre Lachine et Montréal. Est-ce bien
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sur le site de Lachine que Cavelier de La Salle commença des travaux en 1668? Ne serait-ce pas plutôt aux environs du fort Cuillerier ?
Nous venons de voir que la durée de la résidence de La Salle à Montréal se limite à une vingtaine de mois dont dix à douze comme seigneur du fief St Sulpice. (C’est durant ce court espace de temps que l’on veut qu’il ait fait des voyages d’exploration dans le nord pour se préparer à ses fameuses découvertes. Il est possible que, l’hiver 1667-68, il ait remonté l’Ortawa —Cela compterait pour un voyage et pas plus.
L'été et l’automne de 1668, il était tout à sa seigneurie. Pour l’hiver 1668-69, il se procure une maison à Montréal—puis il part le 6 juillet 1669 pour visiter les lacs Ontario, Erié, etc. Toute l’erreur vient de ce que l’on a cru voir La Salle fixé à Montréal pendant quatre ans : de 1666 à
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Depuis que ce petit article est écrit, j'ai vu avec plaisir la jolie brochure intitulée Le Vieux Lachine et le Massacre de 1689, imprimée en 1889 par Désiré Girouard, député, &c., un travailleur dont la renommée n’est pas à faire. Cette fois, laissant de côté la rédactiou des factums de l’a. vocat, il s’est tourné vers l’histoire, en choisissant de préférence ce qui concerne sa propre paroisse. Très bien, on n’est jamais mieux inspiré qu’en parlant de son pays.
Ecrire une page d’histoire de mésite que tous les curieux et les amateurs devront consulter,
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Salle est presque un tour de force. Que l’on essaie un 2e pas peu si l’on doute !
Il n’y à pas chez nous d’historien de profesle la sion, faute de pouvoir tirer des livres que l’on imite écrit un revenu qui donne le pain quotidien. omme Nous sommes donc des amateurs, qui publions, à nt ce nos risques et périls, des ouvrages dont les édiit fait teurs, en Europe, par exemple, achèteraient les our 8e manuscrits, Amateurs nous sommes, rien que st pos- cela, mais vu notre situation particulière, ama- Jita wa teur est plus honorable qu’historien en titre. s plus. Le sacrifice de temps et d’argent est notre parsa sei- tage. Nous n’avons devant nous ni l’appât du ire une lucre ni les loisirs qui nous feraient encore et 1669 trouver le travail agréable. Il y a entre les lis- {fl Toute toriens de l’ancien monde et nous, cette dift- Î ua Salle rence que nous travaillons pour la patrie, sans | ; 1666 à espoir de rémunération, tandis que nos confrères il de là-bas exploitent, avec profit à la clef, un pl monde déjà formé aux études, payant ce qui vaut 1 la peine d’être payé et honorant l’érudition. |: | j'ai VU D Tout est encore maîgre et étroit chez nous, à cet 1h Le Vieuï D égard. On considère que, celui-ci ou celui-là, |
en 1859 Æ qui a donné à la presse des travaux importants,
vailleur est obligé de continuer à produire — pourquoi ? ette fois, Æ parce que son talent le porte vers l’esprit de 8 de l’a: À sacrifice. A lui la tâche de remettre au jour les choisis Æ choses d'autrefois. On ne songe pas assez sou-
a prop't Æ vent à l’en remercier par une souscription raiieux in$ Æ sonnable. Il doit imprimer, croit-on, puisque
c’est une œuvre nationale qui l’inspire.
que tous Mes compatriotes, vous achetez trop de livres onsulter, E inutiles et vous n’achetez pas assez de livres né-
cessaires. Réfléchissez, mettez-vous dans la tête de n’acquérir que des ouvrages instructifs, et vous verrez que l’argent ne se gaspille pas plus, sous ce nouveau système, que sous le régime que vous suivez—et de plus, que vous êtes, en fin de compte, mieux renseignés que si vous achetiez tous les beaux volumes qui se présentent, Ayez une bibliothèque ‘‘ canadienne’? petite ou grande, mais qu’elle soit canadienne !
Est-il rien de plus beau que de connaître »arfaitement l’histoire de sa paroisse ? Pour cela, il faut lire. Lire quoi? Lire le livre du couragzgeax travailleur qui a su ressusciter les annales du passé. Ah! vous ne comprendrez pas ce qu’il a eu de peine à retrouver tout cela, fort bien, mais lisez-le ! Il vous dépasse de cent coudées peutêtre par ses cornaissances, acquises dans le travail, mais, encore une fois, lisez-le! Vous sortirez de l’examen de son œuvre plus homme que jamais, plus Canadien, plus solide en tout. M. Girouard a compris cela. Il redonne du ton à vos nerfs en parlant du vieux Lachine d’il y a deux siècles. Et quand on dit Lachine, on dit presque toute l’île de Montréal, car les événemiits sont tellement ench£înés les uns aux autes que les séparer n’est pas possible. Lachine,
en de certains moments, c’est Montréal, et Mont:
réal c’est Lachine.
Demain, si vous me dites d’aller habiter telle paroisse, et si j’y vais, tout de suite j’éprouve le désir de connaître l’histoire de cette localité. Est-ce comme ça que vous êtes ? Vous me répondrez que non. En ce cas, vous avez tort, à mon
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LACHINE 309 jète point de vue. Il ne suffit pas de vivre dans le at présent ; le passé a des charmes que nous serions lus, bien fous de méconnaître, que M. Girouard à l’amour du passé. S’il rappelle n de les souvenirs de ce temps-là, c’est pour stimuler etiez notre arder patiriotique- L’orgueil du sang est Ayez | un ressort qu'il ne faut pas laisser affaiblir, En inde, D nous racontant les maiheurs et les exploits de nos pères, il fait plns que de verser un million de > ar piastres dans nos poches. Donnez-moi une nation ela. il À qui sache son histoire, je n’aurai pas de peine à adéux en faire une nation vaillante. Il faut, pour arrioù du ver à ce but, que chacune de nos paroisses ait ses qu’il a annales publiées, mises au jour, commentées, | mais examinées, annotées, comprises enfin. Cette œu- # pent- vre nationale demande le concours de plusieurs le tra- intelligences et un esprit de sacrifice rare dans J sorti- un monde qui lutte pour le pain quotidien. M. me que Girouard s’est imposé la tâche de mettre au jour t. M. ce qu’il avait eu le courage de collectionner tou-
ton à chant Sa paroisse, l’une des plus historiques du d'ily a Canada français. Qu'on l’en félicite, Le plus
où dit tôt son exemple sera suivi le mieux ce sera. En ) éyéne- D ce moment il se fait un mouvement dans le pays aux au- W pour accomplir cette belle œuvre de l’histoire Lachine, des p4.oisses, secondons-le de tout notre pouvoir. et Mont: È Dans sa brochure la disposition des matières n’est pas aussi claire qu’il le faudrait ; cela est dû à certaines pièces qui n’ont été trouvées qu’au momené où la matière de toute la brochure était composée ; néanmoins tout y est et le lecteur n’éprouvera aucune peine à grouper les faits dans sa mémoire selon qu’il le jugera à propos.
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Les gravures dont l’ouvrage est orné valent dix fois le prix marchand de la brochure. Voyezvous le fort Rémy en 16714 C’est le berceau äe la paroisse de Lachine. A côté est le portrait de Cavelier de La Salle qui le premier porta la civilisation dans ces endroits. Les vieilles maisons de Jacques LeBer et de Charles LeMoyne, très normandes sont à croquer. René Cuillerier, l’homme aux aventures, à aussi l’image de sa résidence dans ces pages toutes inspirées du sentiment canadien. L'église de Lachine, bâtie en 1710, au certre du fort Rémy, et démolie en 1869, est là toute droite, avec son air des anciens jours. Puis on voit des cadastres, les plans de tous les terrains, des listes de colons. C’est la chose qui manque à la plupart des histoires de nos paroisses. Lachine ainsi traitée devient plus historique que jamais.
La Salle, comme fondateur, ou plutôt premier habitant, ägure ici avec droit, A-t-il vraiment songé à établir des colons en ce lieu ? C’est ce qu’on ne saurait dire. Son esprit de découvertes, et la spontanéité de tous ses mouvements nous portent à croire qu’il pensait aux régions de l’ouest avant tout, et que Lachine ne devait être pour lui qu’un pied à terre. Ce personnage s’est identiñé avec Cataracoui, surtout avec le Mississipi : ses visées étaient là-bas, là-bas ; il faisait grand. Si la fin de sa carrière a été un insuccès et une tragédie lamentable, il n’en reste pas moins un être étonnant au milieu de cette pha:lange de découvreurs, fondateurs 2t voyageurs, qui marquèrent chez nous la fin du XVII siècle.
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Ce qui semble bien constaté c’est qu’il avait un caractère irascible et était, comme on dit, mauvais coucheur. Avec des projets immenses, il ne savait pas Se faire aimer personnellement. De là ses déconfitures et sa triste fin. Ses entreprises de découvertes appartiennent à l’histoire, et Lachine ne saurait qu'être fière d’une gloire qui a passé sur son sol. Le monument qui s’élèvera un jour, chez nous, à la mémoire de La Salle devra être planté à Lachine. C’est 1à que le “écouvreur à préparé ses plans, et c’est de là qu’il est parti pour ses courses lointaines vers les régions inconnues, nouveau Christophe Colomb, somme lui devenu malheureux après ses triomphes, Les plns anciens habitants de Lachine se nom-
maient Jean Millot, René Cuillorier, François Le
| Noir-Rolland, P. Bouchard,Geo. Allète ou Alain,
Pierre Gt Saint-Germain, Jacques Morin, Antoine Picard, Robert Réaume, René Chartier, Fran,ois Meloche, Etienne Hébert dit Saint Martin, Vincent Alix ou Aly, Simon Davaux, Nicolas Ozanne.
à Laurent Bovy sieur de Grandmaïson, André
Rapin, Mathias Châteaudeau dit Massias, Claude Garigues, Noël Charmois dit Duplessis, Pierre
Gauthier, Mathurin Thibaudeau, Nicholas Moi:
san, Jean Fagueret dit Petitbois, Pierre Pérusseau et plusieurs autres dont il est parlé dans
à l'ouvrage qui nous occup® en ce moment.
Un type c'était Le Noir-Rolland ! Il avait bâti un fort à lui tout seul, pour protéger son commerce, Le site devint important. Jamais Lachine
L historique n’oubliera LeNoir-Rolland, Ila eu pro-
ès sur procès devant les cours de justice, C'était
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