INTRODUCTION
Partie de la Religion, elle sommeiïlle longtemps dans l’empirisme, devient ensuite clinique, pour emprunter aux autres siècles leurs sciences respectives.
Professeur M. VILLARET,
Leçon inaugurale à la Faculté de Médecine de Paris.
Des méthodes employées par les médecins dans leur lutte contre la maladie, les unes modernes, hier encore inconnues, n’ont en quelque sorte pas d’histoire. Nous les avons presque vu naître, parvenir rapidement à leur apogée.
Les autres, anciennes, classiques, semblent être des méthodes de toujours, que peu à peu les siècles ont amenées au degré de perfection que nous leur connaissons.
C’est parmi ces dernières qu’il faut classer la méthode hydrominérale.
Dans tous les pays, à toutes les époques, on retrouve des vestiges, des souvenirs plus ou moins vivaces de lieux fameux où l’on venait chercher la guérison en se plongeant ou en buvant des eaux aux propriétés mystérieuses.
Sentiment religieux, mode, empirisme : tels sont les termes employés par les auteurs qui ont retracé l’histoire du Thermalisme pour définir les forces sur lesquelles s’est appuyée la méthode.
Ces forces, simultanément, mais aussi tour à tour, lui ont donné une vie, une puissance remarquable, et lorsqu'on parcourt l’histoire du Thermalisme, on est frappé par l’évolution, par les nombreuses étapes parcourues, par l’unité du principe, la diversité des réalisations.
Avec les époques, suivant les civilisations, le Thermalisme a su s'adapter et on le retrouve à chaque siècle, dans chaque pays, toujours le même mais empruntant une allure nouvelle et revêtant une physionomie particulière.
En France, si l’on jette un regard sur la carte hydrominérale actuelle, grossièrement et schématiquement on peut admettre que les stations se groupent en trois centres : les Vosges, l'Auvergne, les Pyrénées. Centres aussi distincts dans leurs indications thérapeutiques que dans leur histoire.
L’Auvergne thermale semble naître au xvi° siècle ; c’est le roi Henri IV en créant la Surintendance aux Eaux d'Auvergne et du Bourbonnais qui lui donne une certaine autonomie, car c’est à partir de cette charge que se développera le bassin thermal, que peu à peu s’individualiseront les principales stations.
On ne saurait cependant soutenir que le xvr siècle ait découvert les sources thermales de l'Auvergne. Il faudrait, en effet, remonter à la plus pure mytholo-