PERTE
gie, voire même à la pré-histoire. Les Grecs, et leurs imitateurs les Romains, qui appréciaient tellement les bienfaits des cures thermales, avaient fait construire dans tout leur vaste Empire des thermes luxueux et célèbres. Ils les avaient placés sous le patronage des plus aimables déesses, voire de Vénus Anadyomène elle-même.
Mais depuis longtemps l’Empire romain avait disparu, depuis longtemps oublié « lItinéraire d’Antonin », depuis longtemps l’hydrologie restait enveloppée dans le fameux linceul de pourpre où dorment les Dieux morts.
Des études récentes tendent à prouver que le Moyen-Age n’ignorait pas autant qu’on le croyait le Thermalisme. Le fameux « 1.000 ans sans un bain » de Michelet, n’est qu’une métaphore.
Mais en Auvergne, ce fut surtout au xvai* siècle que l’on vit renaître à la célébrité les stations thermales. Dans les montagnes du centre, « où la nature a ses laboratoires », écrira plus tard Chomel, ce fut surtout sous le règne de Louis XIV que se développèrent les villes d'eaux.
Nicolas de Nicolay, géographe ordinaire du Roy, Jean Banc, ont montré dans leurs ouvrages l'Auvergne thermale naissante, ils nous ont dépeint les hommes venant chercher la guérison de leurs maux « en si rude et si déplaisant païs » (1).
(1) Jean Banc, Merveilles des Eaux minérales. Livre III: des Eaux de l’Auvergne.