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VICHY AU XVII: SIECLE

Au xvr siècle, Vichy n’était rien de la célèbre ville d’eau des Romains ; il ne restait même plus quelques pierres.

La description que Nicolas de Nicolay au début du xvI° siècle en donne, montre bien l’état d'abandon des sources : « deux trous à fleur de terre, de forme ovoide, où les bestiaux venaient boire le soir, en traversant l'Allier à la nage, et se heurtant du front, souillaient les sources qui en minces rigoles retournaïient au fleuve ». Quand les médecins des environs voulaient user des eaux, ils emmenaient avec eux leur malade et se logeaient à Cusset, ou au village de Vichy — 2 ou 3 maisons — qui étaient distantes des sources de quelques longueurs d’arquebuse.

La « Maison du Roy », premier établissement thermal du lieu, fut dit-on construit par Henri HI. Ce fait est des plus controversés. Il est par contre reconnu

qu'Henri III vint récompenser les Capucins de leur fidélité et des malheurs qu’ils avaient soufferts pour la défense de leur foi et leur fit de nombreux présents. Il est probable qu’il reçut leur hospitalité.

On admet plus généralement que la Maison du Roy fut construite par Louis XIII.

A Vichy, la ville comme la vie thermale gravite autour de ce bâtiment.

Il était situé à égale distance entre les deux sources principales : Le Puits Quarré et le Puits Rond, que l’on commençait à appeler la Grande Grille, et se composait de deux galeries qui prenaient leur origine dans une grande pièce servant de vestibule et où étaient placés des lits afin que les malades se reposent après le bain. A l'entrée de cette pièce était gravée cette modeste inscription :

« Leva te et porta grabatum ».

C'était là que se déshabillaient les malades, puis par les galeries, ils se rendaient aux cabines de bains, deux trous appelés baignoires, où pouvaient tenir à peine deux personnes, dans le fond desquels se trouvait une boue liquide. Les eaux y arrivaient par une canalisation et après le bain elles étaient amenées par des conduites de décharge dans le fleuve. Mais auparavant, elles alimentaient un bain extérieur appelé bain des Pauvres et qui méritait certes bien son nom.

À côté de la Maison du Roy, était un établissement plus relevé, réservé à la clientèle payante, qui, bien que découvert, recevait les eaux d’une dérivation spé-

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