‹ Pages de l'Histoire du ThermalismeChapitre 27 sur 39 · DER · texte numérisé non relu

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alentours y conduisaient certes leurs clients, mais peu avaient une valeur assez grande pour que leur nom dépassât les bornes de leur clientèle locale.

Nombreux sont les auteurs qui, au xvi° siècle, décrivent les eaux de Vichy et leurs propriétés, mais ils insistent surtout sur leurs espérances ; il faut attendre le livre de Claude Mareschal, pour trouver le premier ouvrage consacré exclusivement aux eaux de Vichy.

« La Physiologie des Eaux Minérales de Vichy en Bourbonnais » commençait d’ailleurs par une description de Vichy, et par des précisions absolument significatives sur sa situation géographique.

Mareschal étudie la composition des eaux, leurs indications, de très loin, et sans beaucoup de précision. La partie intéressante et nouvelle de son œuvre reste surtout la posologie.

C’est lui cependant qui, l’un des premiers, indique la valeur de l’ingestion d’eau, précise le nombre de verres, qui reste encore bien important, qui met les malades en garde contre les accidents pouvant survenir au cours de cures mal dirigées.

Mais c’est surtout avec Claude Fouet que débute la période moderne de Vichy.

Le petit livre de Fouet reste l’un des plus beaux ouvrages que l’on ait écrit, sur une station thermale. Clair, précis, simple, divertissant, il devançait de plusieurs siècles ses contemporains. Il avait toutes les qualités, il n'avait qu’un seul défaut : il passa inaperçu.

Les médecins de son époque comme Antoine Jol-

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ly (1), médecin de Cusset, par exemple, l’ignorèrent complètement. Claude Fouet était un déplorable psychologue. Comme médecin, sa clientèle était restreinte, peu brillante: Mme de Sévigné, l’oracle de Vichy, lui préfère Raymond, un médecin inconnu de Gannat. Comme administrateur, il était des plus médiocres, témoin l’état de décrépitude où il laissait les sources.

Près de ses contemporains, Fouet garda la réputation d’être peu sympathique. Quand Fagon le fit nommer surintendant aux eaux, vraiment sa personnalité s’imposait.

Chomel, au contraire, avait toutes les qualités qui manquaient à son prédécesseur, il était en outre trop compréhensif pour ne pas se rendre compte de la valeur des théories de Fouet. Il eut le tort, en grand seigneur, de s'inspirer trop fidèlement de ses ouvrages.

Aussi la postérité l’a-t-elle mal jugé. Il semble cependant que l’œuvre de Chomel fut utile et surtout à Fouet lui-même.

D'ailleurs dans sa préface Chomel, loyalement, avertit le lecteur qu’il s’est inspiré des œuvres de Duclos pour la chimie, de celles de Fouet pour la médecine, et aussi des œuvres de Spond, un très savant médecin lyonnais auteur d’un traité sur les Fièvres, remarquable, « dont le nom et le mérite sont bien établis dans ce monde », écrit Fouet qui s’en inspire également.

Aussi son « Traité des Eaux Minérales de Vichy », qui paraît à Montpellier en 1734, reste l'ouvrage le

(1) In Description des Eaux minérales de Vichy, par Antoine Jolly, 1676.

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