‹ Pages de l'Histoire du ThermalismeChapitre 30 sur 39 · CHOMEL SURINTENDANT AUX EAUX · texte numérisé non relu

CHOMEL SURINTENDANT AUX EAUX

À travers l’œuvre on voit revivre l’homme, ses tendances, sa morgue d'homme de Cour, de noblesse de robe, et aussi ses goûts de philosophe, de cartésien. Chomel — il le dit lui-même — est un grand admirateur de Descartes, qu’il juge dans ce domaine seul comparable aux philosophes de l'antiquité, et il faudrait citer ses digressions brillantes sur les écoles philosophiques, leur gloire, leur déclin.

Ce que l’on peut retrouver, c’est aussi l’homme cultivé, formé par ses maîtres de Montpellier. Chomel a gardé de la grande Université la tenue, une culture vaste, précise et éclectique. Si sans cesse il cite Galien, Hippocrate, il discute les théories de Milius, d’Héliodore, de Dioscoride. Aristote, Archimède n’ont pas plus fervent admirateur. Chomel parle et écrit couramment le latin, témoin ses disputes scientifiques, telle le « Dissertatio academia de humoribus »

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