‹ Pages de l'Histoire du ThermalismeChapitre 31 sur 39 · PEL EE · texte numérisé non relu

PEL EE

avec J. Wyss, médecin suisse, pour la Faculté de Montpellier. De Démocrite à Pline, toute l’antiquité, sa mythologie, ses légendes, revit dans l’œuvre de Chomel avec une merveilleuse fraîcheur.

Mais son érudition dépasse Rome et la Grèce, il cite les arabes, les perses et les mogols qui, comme Hippocrate, usaient des eaux minérales.

Reste enfin le conteur. Avec de tels maîtres, comment s'étonner que Chomel sache conter avec infiniment de grâce. Il nous expose notamment comment au temps des luttes entre Thyr et Sidon, les Chaldéens démontrèrent la toute-puissance de l’eau. Ils avaient fait construire, nous raconte Chomel, un vaisseau à claire-voie dédié aux déesses de l’eau. Les voies d’eau étaient bouchées par de la cire. Ils conduisirent le bateau au large et y mirent le feu qui fit fondre la cire. On comprend aisément que l’eau ce jour-là eut vite raison de son éternel adversaire.

Cest par ses talents de conteur, sa remarquable érudition, que Chomel rend attrayant le volumineux ouvrage qu'est son Traité des eaux minérales.

Au point de vue de l’histoire du thermalisme, un fait important se dégage de son œuvre, c’est l’appel que les médecins thermaux vont faire aux sciences modernes, c’est dans Chomel que l’on trouve pour la première fois, et à une place de tout premier plan la chimie, la science nouvelle du xvirr siècle.

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