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ment parti. Il sait reconnaître que, transportées, les eaux minérales gardaient encore leurs propriétés s'appuyant sur les analyses de Duclos qui avait observé, qu’une fois bouchées, les eaux ne déposaient pas les sels qu’elles contenaient. Chomel comprit toute la valeur de l’observation et, comme toujours, le parti matériel que l’on pouvait en tirer.

Aussi, dès son arrivée, l’année même de sa nomination, Chomel demande le droit de percevoir 12 deniers par bouteille qui sortirait des bornes de la ville pour les frais à faire aux sources que l’administration de Fouet avait laissées dans un état lamentable. Sa requête fut agréée et on ne peut se représenter sans un certain sourire quelle spéculation, combien d’audace représentait à son époque pareille demande. Enfin, l’un des plus grands titres de gloire de Chomel est d’avoir instantanément compris tout le parti que l’on pouvait tirer de l’exportation des eaux.

D’après l’arrêté de février 1718, Chomel fournit le liège, la résine, les peaux, la cire d’Espagne (1), pour bien obturer les vases. Par contre, Chomel se réserve le droit de confirmer l’authenticité de l’eau en y apposant son cachet. C’est un cachet spécial s'inspirant des armes de la Maison de France que Chomel, surintendant, appose au bas de nombreux arrêtés qu’il suscite et qu’orne les bouteilles mises en circulation à cette époque.

Les premiers essais ne durent pas être trop mau-

(1) Archives de la Ville de Vichy.

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vais puisque c’est à ce procédé que Chomel fait a° pel lorsqu’en 1736, il veut acquérir une maison digne de lui, et demande la somme de 2 sols ; 16 deniers seraient versés à l’hôpital, le reste appartiendrait au Surintendant « pour entretenir fontainiers et concierges ».

Cet arrêté fameux dans l’histoire de la ville de Vichy, reste l’un des plus grands titres de gloire de l’ancien « médecin aux eaux ». Il nous le montre tel qu’il fut, un précurseur, un bienfaiteur aussi. Grâce à lui, en effet, l'hôpital de Vichy, qui ne contenait en 1739 que 22 lits, pouvait maintenant vivre sans réclamer les aumônes des uns et des autres. Chomel s’en est toujours beaucoup occupé ; en 1736, il propose son agrandissement, en 1739 il sollicite l’exemption de l'impôt sous la forme du « franc salé ».

Son activité, ses initiatives sont inlassables, son dévouement à la ville de Vichy considérable, sa diplomatie, sa volonté sont telles qu’il obtiendra toujours ce qu’il a demandé et mais non sans résistance.

Témoin le procès que les Capucins intentèrent, avec raison semble-t-il, à Chomel.

Au mépris de tous leurs droits, mais dans l’intérêt du plus grand nombre, Chomel, lorsqu'il avait fait rebâtir la source du Puits Quarré, n'avait pas respecté les anciens murs qui faisaient de la source uné dépendance du jardin du Couvent des Capucins e! avait ainsi lésé les religieux qui protestèrent.

En vain d’ailleurs, Chomel possédant à Paris et en haut lieu les protections nécessaires, la Duchesse de

Pong, à Woes

Grammont et même, paradoxe — le Cardinal de Fleury — arrangèrent les choses.

Les bourgeois, par la cure à domicile, échappaient au contrôle du Surintendant. Chomel demanda le droit de frapper d'impôt les cures dans les maisons particulières.

La grande personnalité sociale de Chomel se dégage des louanges ou des critiques qui émaillent les documents de cette époque. Mais, du point de vue hydrominéral, son plus grand titre de gloire reste surtout d’avoir su comprendre, l’un des premiers, la valeur de l’exportation des eaux. Ce procédé nouveau au xvirr siècle, maintenant admis, il faut en rechercher l’origine, dans les requêtes de l’audacieux Surintendant de Vichy.

Cachet de Chomel que Surintendant appose sur les bouteilles d’eaux minérales exportées

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