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C. Samoisette, prêtre. J. Royal

A. Girard, sénateur. J. Lecomte, M. P. P. J.-Ernest Cyr, M. P. P.

Après la cérémonie, monsieur le curé invitait au nom des paroissiens, Monseigneur, les parrains et les marraines, ainsi que les visiteurs, à un dîner de circonstance. Le presbytère était bien trop petit pour qu’on y puisse* faire asseoir d’aussi nombreux convives à la même table. Aussi, avait-on garni de feuillage tout le bas du hangard presbytérial, et le banquet s’y donna.

Monsieur le curé de Saint-Pierre avait, en 1882, avec le Rév. P. McCarthy, la desserte de la Mission d’Emerson, y allant chacun un dimanche par mois

en alternant. Cela donnait à la population d’Emerson les offices tous les quinze jours. Monsieur le curé avait trouvé parmi ses paroissiens d’Emerson, un Français jadis chef cuisinier. Ce dernier s’offrit à préparer le repas de baptême. Il fit des merveilles. Une particularité amusante: c’est qu’à ce dîner, on servit des truffes, des truffes au Manitoba! Un ami en avait envoyé quelque temps auparavant un paquet à monsieur Jolys. Elles servirent à relever le goût des dindons qui firent ce jour-là l’orgueil de la table. La plupart des convives, qui se demandaient ce que c’était que ces petits dés de couleur noire et à reflets luisants, les rangèrent prudemment sur le bord de leur assiette.

Pendant le repas, la cloche avait été montée et elle sonna au dessert. Elle sonna au départ de Monseigneur l’archevêque et des hôtes étrangers à la paroisse. De fait, elle sonna toute l’après-midi.

Trois jours après, elle sonnait son premier baptême: c’était celui de Marie-Rose Nault, fille de Romain Nault et de Philomène Landry. Chose à remarquer, le parrain à ce baptême fut André Nault qui plus tard épousa Alice Ladéroute qui avait fait, à la messe de minuit, la première quête pour la cloche.

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