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a première force d’une paroisse est la piété. (- ^ Nous pouvons nous glorifier de voir fleurir K” chez nous cette force sur laquelle toutes les autres viennent se greffer ou s’appuyer. La population de Saint-Pierre est pieuse. Sans doute, nous avons chez nous des misères comme partout; mais nous constatons que les sacrements sont fréquentés, que les offices sont suivis malgré les obstacles que met à la fréquentation de l’église l’horrible climat dont nous jouissons. Sans doute, certains dimanches où sévit au-dehors une température de trentecinq et quarante degrés au-dessous de zéro, il arrive que beaucoup de personnes manquent aux offices; il arrive aussi que ces jours-là, le catéchisme n’est pas fréquenté avec la fidélité absolue que nous voudrions exiger; mais tout de même, monsieur le curé comprend qu’il ne doit pas être plus sévère que le bon Dieu et il se réjouit de voir, même par ces froids atroces, souvent agrémentés de vent et de
poudrerie, l’église honorablement garnie surtout par les hommes.
Nos cérémonies, que l’on fait avec toute la pompe que nous permettent nos moyens, parlent assez au cœur, que dis-je, elles fascinent assez notre population pour la faire braver vent et froidure.
Monsieur le curé n’aime rien tant que la splendeur du culte et il sait que les paroissiens de Saint- Pierre ont le même amour que lui. Il lui est arrivé de dire souvent: <( Rien n’est trop beau pour Dieu, rien n’est trop beau pour l’Eucharistie! Quand même nous arriverions à pouvoir enchâsser la divine Hostie dans de l’or aussi pur que celui qui charma Saint Jean dans la vision de Pathmos, transparent comme le cristal, dans l’or du ciel, cette richesse ne serait pas encore assez rutilante pour Jésus-Christ. )) Les paroissiens de Saint-Pierre comprennent leur curé; aussi fait-il naître de superbes générosités quand il frappe à leur cœur. C’est ainsi que nous avons de riches vases sacrés, de riches ornements, de riches bronzes pour la décoration du sanctuaire. Et dans nos belles solennités, quand dans nos superbes offices le célébrant et ses ministres portent nos ornements d’or ruisselants, étincelants sous la clarté des lustres ou sous les rayons du soleil qui, en passant par les fenêtres, se sont chargés de couleurs, il semble que nous ayions une vision affaiblie des splendeurs du ciel.
La congrégation des dames de Sainte-Anne, inépuisable de charité quand il s’agit d’orner l’autel de sa patronne la bonne mère, la bonne sainte Anne,
n’oublie pas les autres autels, et nous lui devons des remerciements pour l’aide efficace qu’elle est toujours prête à nous donner quand il s’agit de l’ornementation des autels. Mentionnons particulièrement le beau reliquaire qu’elle s’est procuré pour enfermer la relique de Sainte Anne que nous avons reçue de Sainte-Anne d’Auray.
La congrégation des Enfants de Marie dirige nos jeunes filles sous la garde de la reine du ciel jusqu’à la vie religieuse ou jusqu’au mariage. Toute enfant de Marie entre de plein pied dans la congrégation des dames de Sainte-Anne si elle en fait la demande aussitôt après son mariage.
Ces deux importantes sociétés font circuler la vie chrétienne dans nos familles et aident beaucoup le développement des œuvres paroissiales.
La ligue du Sacré-Cœur nous donne près de deux cents communions chaque premier vendredi du mois, sans compter ceux qui, empêchés ce jour-là, viennent en nombre respectable au divin banquet le dimanche suivant.
Une autre association fut fondée par monsieur le curé en dix-neuf cent onze: la société de Saint-Grégoire. Elle se compose d’hommes, de jeunes gens et d’enfants et assure la bonne exécution du plain chant et en général de tous chants religieux aux offices paroissiaux. A la sollicitation de monsieur le curé, Monseigneur en approuva les statuts et par son intermédiaire nous avons reçu de Rome un Induit qui donne aux membres de la société de Saint-Grégoire de très précieux avantages. Je donne copie de cette pièce précieuse :
Très Saint Père,
Adélard Langevin, Oblat de M. I., archevêque de Saint-Boniface, ( Canada ), humblement prosterné aux pieds de Votre Sainteté, expose ce qui suit:
Pour la plus grande gloire de Dieu et la dignité des offices paroissiaux, avec son approbation, a été établie, dans la paroisse de Saint-Pierre- Jolys, une société d’hommes, de jeunes gens et d’enfants, en vue d’assurer la bonne exécution du plain-chant et en général de tous les chants religieux aux offices de la dite paroisse. Cette société a pour patron saint Grégoire, •et est connue sous le nom de « Société de Saint-Grégoire de la paroisse de Saint-Pierre- Jolys. » Les membres de la Société de Saint-Grégoire doivent être de bonnes mœurs et de familles honorables et acceptés par le curé de la paroisse. Tout membre de la Société de Saint-Grégoire de la paroisse de Saint-Pierre- Joly s doit s’efforcer, autant que le lui permettent les circonstances, de prêter son concours efficace pour la bonne exécution des chants liturgiques, et d’assister aux exercices jugés nécessaires pour assurer cette bonne exécution. Chaque membre de la même Société doit tenir à honneur d’assister aux offices avec piété et respect et d’y chanter avec respect et dévotion pour la plus grande gloire de Dieu. Tout membre de la dite société, ayant fait efficacement office de chantre pendant trois ans au moins aux offices paroissiaux de Saint-Pierre- Jolys, qui, pour raison de santé se trouvera dans l’impossibilité de continuer à chanter au ehœur, est inscrit au tableau des membres honorai-
res de la Société et continue à jouir des mêmes privilèges spirituels que les membres actifs. La paroisse de Saint-Pierre-Jolys, en reconnaissance des services à elle rendus par la bonne exécution des chants liturgiques aux offices par la Société de Saint-Grégoire, s’est obligée à faire célébrer pour tous les parents défunts des membres de la dite Société de Saint- Grégoire et pour tous les membres défunts de cette même Société, à perpétuité, une grand’messe, dans le mois de novembre de chaque année, et les honoraires de cette grand’messe seront portés à la charge et au budget de la paroisse de Saint-Pierre-Jolys, et seront perçus sur les revenus de la dite paroisse.
En vue de stimuler de plus en plus le zèle de cette société, l’archevêque suppliant implore en faveur de ses membres tant actifs qu’honoraires, les faveurs spirituelles suivantes :
1° Une indulgence plénière aux fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de l’Assomption de la Sainte Vierge, de la Toussaint et de la Noël.
2° Une indulgence de trois cents jours pour chaque fois qu’ils chanteront à un office public.
3° Une indulgence plénière « in articulo mortis. » Et Dieu .
23 janvier 1912.
Notre Très Saint Seigneur Pie X par la divine Providence Pape, par facultés données au R. P. D. Assesseur du Saint Office, concède pour sept ans aux membres de la société dont il est plus haut parlé, les indulgences qui suivent: Une indulgence plénière ap-
plicable aux défunts aux solennités de la Nativité, de la Résurrection de N.-S. J.-C., de la Pentecôte, de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie au ciel, et de la fête de tous les Saints, pourvu que s’étant confessés et ayant reçu la communion, ils prient aux intentions du Souverain Pontife. Une indulgence de trois cents jours applicable comme plus haut toutes les fois, qu’au moins contrits, ils chanteront à un office public. Une indulgence plénière à l’article de la mort pourvu que s’étant confessés et ayant communié ou au moins le cœur contrit, ils invoquent de bouche ou, s’ils ne le peuvent, au moins du cœur, le très saint nom de Jésus en acceptant patiemment de la main du Seigneur la mort comme expiation du péché. Nonobstant toutes choses contraires.
Aloisius Grainbene, Subtud pro Indulg.
Ici le sceau;
Romana Universalis Inquisitio
Sectio Indulgentiarum.
La Société de Saint-Grégoire compte actuellement quarante membres actifs dont vingt-cinq hommes et jeunes gens et quinze enfants. Nous avons tout lieu d’espérer que cette société ne fera que s’accroître et que les chants liturgiques seront de mieux en mieux exécutés à Saint-Pierre.
Ces associations purement religieuses sont une des grandes forces de la paroisse et c’est grâce à elles que nous voyons se développer avec rapidité une splen-
deur toujours plus grande dans le culte extérieur et par là une piété de plus en plus sérieuse dans la population. Des citoyens en particulier tiennent de temps à autre à faire, comme acte de reconnaissance et acte de foi à la divine Eucharistie vers laquelle tout converge dans nos paroisses, des cadeaux précieux: témoins les deux beaux ciboires en vermeil où repose Notre- Seigneur au saint Tabernacle, dons de trois familles de Saint-Pierre; témoins les statues qui ornent le sanctuaire et les autels; les beaux fonts baptismaux que nous avons installés tout près de l’autel de la Sainte Vierge l’hiver passé: la bonne mère prendra sous sa protection les nouveaux baptisés. Ces fonts baptismaux, de style roman comme l’église, sont de belle allure; c’est un don de la famille Hébert.
Nous avons commandé dernièrement pour le maître-autel une garniture de chandeliers en bronze doré très artistiques qui sera un monument de la foi de la famille O. Préfontaine. La croix portera le nom de Mr et de Mde Ovide Préfontaine, et les chandeliers, les noms de leurs sept garçons.
Nous attendons d’autres dons du même genre et bientôt nous espérons qu’un bel orgue viendra dans notre belle église chanter la gloire de Dieu et la foi des paroissiens de Saint-Pierre.
A cette force toute mystique vient se joindre celle de nos associations patriotiques qui, elles aussi, sont vivifiées par l’esprit religieux.
En premier heu, la société de Saint- Jean-Baptiste dont nous avons déjà parlé. C’est un jour de 24 juin, où le curé de Saint-Pierre avait convoqué ses paroissiens, qu’elle naquit. Après la messe, les paroissiens
qui voulurent devenir les membres fondateurs de l’association, élirent les premiers officiers et, depuis, la fête patriotique et religieuse s’est célébrée avec un éclat toujours croissant. En 1891, la société se fit faire une belle bannière qui dans nos processions marche à la place d’honneur.
Les métis de Saint-Pierre, non pas pour se séparer de leurs frères les Canadiens-Français, mais pour affirmer leur esprit chrétien et établir un lien qui les unisse entre eux, fondèrent plus tard l’Union métisse Saint-Joseph. Tous les ans, l’association Saint-Joseph célèbre par une fête religieuse et patriotique en même temps, le souvenir de l’arrivée à la Rivière Rouge de l’abbé J. -N. Provencher, le 16 juillet 1818, qui fut le premier évangélisât eur de leur race. Il est intéressant de voir chaque année les deux sociétéssœurs fraterniser à la fête de Saint-Jean-Baptiste et à la fête de l’union Saint-Joseph: force d’union que la belle bannière de l’union Métisse proclame comme celle de Saint-Jean-Baptiste : « L’Union fait la force. »
Avec ces éléments d’union et de force, nous espérons que la paroisse de Saint-Pierre s’affermira et se développera de plus en plus. Nous avons à peu près le nombre suffisant pour nous permettre de faire des œuvres. La paroisse de Saint-Pierre, comme toutes les autres, a eu des commencements pénibles. Que peut-on faire avec une poignée de monde ? Bien peu de chose malgré beaucoup de travail et beaucoup de sacrifices; mais arrivés à posséder une population de mille à douze cents âmes nous pouvons commencer à escompter l’avenir et à asseoir nos œuvres, chose-
MONSIEUR VICTOR RENUART Président de la Société d’ Agriculture du comté de Carillon.
impossible avec un embryon de paroisse qui en vérité n’est qu’un enfant impropre à travailler et à produire. On s’agite et on ne peut recueillir que des miettes en tous genres. Il faut la force du nombre et l’étendue du territoire pour faire quelque chose de sérieux; nous arrivons à cela.
L’union est une force dans une paroisse et nous venons de dire que nos deux sociétés canadiennefrançaise et métisse-française nous apportent une part de cette force nécessaire.
Les œuvres de mutualité sont aussi un élément puissant de force et de sécurité; c’est ce que nous donne l’excellente société de l’Alliance Nationale à laquelle nous souhaitons un rapide développement ; elle compte chez nous une soixantaine de membres-
Dans un autre ordre de choses et d’idées, nous sommes heureux de parler d’une autre source de force que possède la paroisse de Saint-Pierre. J’avais d’abord pensé consacrer un chapitre particulier à la Société d’ Agriculture du Comté de Carillon; mais ayant intitulé le présent chapitre « Les forces de Saint-Pierre, )) je ne veux pas séparer des forces spirituelles et sociales la force matérielle très puissante que nous apporte la Société d’Agriculture.
Donc, je veux lui faire l’honneur de la mettre au même rang que nos autres associations, bien qu’elle ne soit pas une société religieuse: mais le divin sur la terre se sert de l’humain. C’est pour cela que le clergé s’intéresse beaucoup au développement matériel des paroisses et qu’il aide ce développement de tout son pouvoir. Donc, je vais parler de la Société d’Agriculture de la division électorale de Carillon, qui,, elle
aussi, a son centre à Saint-Pierre, et qui tous les ans nous donne au même village la fête de son exposition ou concours agricole.
La société d’agriculture de la division électorale de Carillon prit naissance en 1896 avec une cinquantaine de membres, un octroi municipal de 8 100.00 et un octroi provincial de S 226.45. Dès la première exposition, elle arriva à donner la somme de $ 279.00 en prix. Monsieur Cyrille Hébert fut le premier président.
L’octroi municipal resta le même jusqu’en 1899, où il monta péniblement à 8 125.00; il arriva à 8 200.00 en 1900, et à 8 300.00 en 1901 ; il est resté à ce chiffre jusqu’à aujourd’hui.
En 1906, on commença à construire le pavillon principal où s’exposent les produits agricoles et, grâce à notre excellent député de Carillon, notre ami Albert Préfontaine, le gouvernement provincial donna à la société un octroi spécial de cinq cents piastres ; il fit le même don en 1907, et cette année-là, le premier ministre R. P. Roblin honora la société de sa visite le jour de l’exposition. Le pavillon principal avait encore besoin d’améliorations, et les annexes, telles que boxes pour les chevaux et les taureaux, abris pour les autres bestiaux, demandaient à être agrandies. Monsieur le député frappa à la porte de la caisse provinciale et sut en extraire un troisième octroi de 8 500.00
En 1902, la société vota 8 100.00 à distribuer par sommes de vingt piastres aux acquéreurs de reproducteurs pour la race bovine, à condition qu’ils fussent enregistrés comme bêtes de sang pur. Un octroi semblable fut voté et distribué l’année suivante.
Cette action de la société d’agriculture eut pour résultat excellent une amélioration remarquable des vaches laitières dans tout le comté. La chose n’a pas été renouvelée depuis et c’est à regretter.
A une assemblée des directeurs de l’association, le 21 janvier 1908, il fut décidé d’acheter pour l’amélioration de la race chevaline un reproducteur et on fixa comme prix maximum quinze cents piastres. Messieurs Albert Préfontaine, Evariste Hébert et le professeur Rutherford, du collège provincial d’agriculture, furent priés de faire le choix et l’achat de la bête. Ces messieurs allèrent dans l’Ouest chez un éleveur de renom et au lieu d’un étalon ils en achetèrent deux pour la somme fixée. Deux superbes percherons de race pure, Sampson et Jabot, arrivèrent à Saint- Pierre. Ils coûtaient, tous frais payés, seize cent quatre-vingt douze piastres; pendant trois ans, ils firent la monte pour le compte de la société et furent vendus à des particuliers sept cents piastres chacun.
Ce fut une excellente affaire pour le comté de Carillon; l’amélioration fut telle que nous possédons peut-être l’établissement de la province de Manitoba où se trouvent les meilleurs et les plus beaux chevaux. Nous pouvons même dire que nous versons dans le luxe de ce côté.
Il serait fastidieux d’indiquer année par année les progrès de la Société d’Agriculture de la division électorale de Carillon; qu’il nous suffise de dire qu’elle a progressé régulièrement jusqu’ici. Au lieu de la somme de deux cent soixante-dix-neuf piastres qu’elle donnait en prix en 1896, en 1912 elle distribuait sept cent trente-deux piastres en prix à son exposition an-
nuelle et de plus une somme de cent douze piastrescinquante centins était divisée en prix aux propriétaires des fermes les mieux tenues. Ces prix sont décernés à la suite d’un concours spécial qui se fait chaque été depuis quelques années. Les deux dernières années, la société a ajouté des prix spéciaux pour le plus beau blé couvrant un terrain de dix acres et la plus belle avoine couvrant la même étendue.
Depuis 1896, jusqu’à maintenant, la société a distribué en prix, à ses expositions, la somme rondelette de sept mille piastres.
Les principaux citoyens déploient vraiment pour le développement de cette excellente association une bonne volonté et une énergie au-dessus de tout éloge. Nous ne pouvons nommer ici tout le monde, mais nous tenons à mentionner spécialement le nom de Mr. Victor Renuart qui a tellement payé de sa personne pour le bien de la société que pendant près de douze ans sur dix-sept il en a été le président. Les MM. Hébert, F.-X. Joubert, Louis LaRivière, Emery Turenne, Félix Péloquin, Charles Dandonnault, Rémi Gosselin de Saint-Malo et beaucoup d’autres ont contribué au bon travail qui s’est fait jusqu’à ce jour.
La Société d’agriculture de la division électorale de Carillon sait qu’elle a non seulement la sympathie du clergé mais elle aime à s’appuyer sur lui et se fait honneur d’inviter chaque année les différents curés du comté à l’exposition et au banquet qui la suit. Et cette soirée annuelle fait surgir des idées très utiles qui se discutent pour le bien de l’agriculture et il en résulte du progrès.
La Société en différentes circonstances a aimé à
demander l’aide du clergé. Le curé de Saint-Pierrefut invité il y a quelques années à donner des conférences sur la destruction des mauvaises herbes: sujet qu’il osa traiter à Saint-Pierre, Otterburne et Saint Malo. Monsieur l’abbé Hella donna, quelque temps après, une autre série de conférences sur le labour et le travail général de la terre.
La Société d’agriculture est, elle aussi, une force très appréciable pour la paroisse de Saint-Pierre. Pour nous catholiques, tous nos actes doivent être des actes de catholiques, nous ne pouvons pas séparer notre vie catholique de- notre vie sociale.
J’ai exposé ce que j’appelle les forces de la paroisse de Saint-Pierre. Ces forces de nature différente ont un lien très étroit et c’est grâce à elles que nous sentons une vitalité courir toujours plus chaude, toujours, plus puissante dans notre bien-aimée paroisse.