IIS LE VERSET
Ne les voulant pas discuter, Les croyances de la vieillesse!
Depuis, et je n'en rougis pas, Fidèle à sa douce chimère, J'ai souvent murmuré tout bas L'humble verset de ma grand'mère.
Sur mes lèvres parfois, le soir, Lorsque je sens mes yeux se clore, Les mots viennent sans le vouloir ; Chère âme, j'obéis encore!
Et je dois un calme infini A la leçon si bien apprise ; La main qui jadis m'a béni, Je la sens sur ma tempe grise;
LE VERSET. Wi
La maxime qui me défend, Moi si fier d'un peu de science, Je la redis comme un enfant, Avec la même confiance!
Elle me rend, comme autrefois, Tous les chers souvenirs que j'aime, L'aïeule avec sa tendre voix, Mon innocence et ma foi même.
Ce que je veux, Dieu le sait bien!
Prions-le: la forme n'importe!
Le cœur est tout, le mot n'est rien, Pour nous ouvrir la sainte porte!