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LE DÉPART

Et, quand déjà la mort les presse entre ses bras, On tâche de sourire à leur pâle visage.

Ils ne partiront point. Mais, ô Dieu de bonté, Cache-leur jusqu'au bout que le temps est compté! Accorde-leur de croire et d'espérer encore !

Dérobe à leurs regards le funèbre chemin !

Puissent-ils s'endormir pour l'éternelle aurore

Et murmurer tout bas : « Nous partirons demain! »

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