DES JAPONAISERIES AU JAPON
Place à un petit livre sans prétention qui raconte les achats d'un marchand parisien au Japon en 1874.
Et tout de suite Fadmirable bonne fortune, au débotté, que cette retrouvaille au bazar de Nagazaki, sous un lit de poussière de deux ans, de ce lot d'écritoires et de boîtes de laque, payées un dollar pièce, et dont beaucoup valent à Theure qu'il est mieux qu'un billet de mille francs. Une véritable halle d'objets d'art à bas prix, en ce temps, que cette terre du Japon ; avec ces rues de marchands de curiosités, de marchands d'étoffes, de monts-depiété; avec ces foules de vendeurs assaillant votre porte dès le jour, vendeurs de kakémonos ^ de fou-
l.Ces quelques lignes ont servi de préface au livre publié par Philippe Sichel, à son retour de son voyage au Japon, sous le titre : Notes d'un BiBELOTEUR AU Japon ; Deutu, 1883.
Les derniers articles de ce volume : Sur la vente des japonaiseries AU Japon, Une passionnette de petite pille, Un mot sur Barye, Théophile Gautier et Alphonse Daudet, ont été écrits depuis la mort de mon frère.
kousas, vendeurs de bronzes, qui en traînent des charretées à leur suite; avec enfin les passants même, se laissant dépouiller , sans trop de difficultés , du netzké de leur ceinture. Et cela dure tout le temps jusqu'à la fin, où il vient presque à l'acheteur une fatigue, un dégoût de l'achat, devant l'émeute des offres.
Cependant les aimables marchands que ces marchands d'exotiques objets qui se font vos guides et vos marchandeurs pendant huit jours pour une boite de bonbons à l'enfant, et les gracieux trafics que ces marchés de bibelots se terminant par des festins qui ont pour dessert les danseuses et les chanteuses d'Osaka.
Intéressant! il l'est vraiment ce petit livre, ce petit livre beaucoup trop court.
Oui, j'aurais voulu déterminer l'auteur à le faire plus long, à entrer dans des détails plus étendus, à désigner d'une manière plus reconnaissable les objets hors ligne, rapportés de ce voyage, mais vraiment faut-il se montrer trop exigeant avec un écrivain par occasion, bien vite fatigué de tenir une plume?
Pour l'histoire de l'achat des bibelots français du xvm'' siècle, nous avons l'immense Journal de Lazare DuYAux; pour l'histoire de l'achat des bibelots du Japon, nous aurons le petiot Carnet de Philippe
SiCUEL.