LETTRE D'UN VOYAGEUR* A M. GEORGE SAND
Genève, 23 novembre.
N'ayant pas, en ma qualité de musicien, droit de cité à la Reç>ue des Deux Mondes, je mets à profit les colonnes de la Gazette musicale, que je me reproche de fatiguer si souvent de ma vile prose, pour me rappeler à vous, cher Georges.
En arrivant ici, au retour d'une longue excursion dans les montagnes, j'y ai trouvé votre fraternelle Epître" dont je vous remercie mille et mille fois, bien qu'elle semble rétracter la promesse que vous m'aviez faite de venir bientôt nous rejoindre^. — Combien j'aimerais pourtant vous attirer, vous, le plus capricieux et le plus fantasque des voyageurs,