M. L. DE R
Bellaggio, 20 septembre.
Lorsque vous écrirez l'histoire de deux amanW heureux, placez-les sur les bords du lac de CômeJ Je ne connais pas de contrée plus manifestemeaj bénie du ciel; je n'en ai point vu où les enchantai ments d'une vie d'amour paraîtraient plus naturels! Les contrées alpestres, si grandes, si niajesj tueuses, le sont trop peut-être pour notre petil tesse. Leur grandeur écrase l'homme plutôt qu'elll ne l'élève. La permanence des glaciers l'averti trop de son instabilité; la pureté immaculée de neiges éternelles est un reproche muet à sa coi science ternie ; les masses de granit suspenduel sur sa tête, la sinistre verdure des sapins, un rudj climat, les terreurs de l'avalanche, et la voix inii terrompue qui gronde au fond des abîmes, soi