‹ Paillasse drame en deux actesChapitre 13 sur 33 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SILVIO, NEDDA, puis TONIO.

S IL VIO (laissant voir la moitié du corps, s'accrochant au petit mur, appelle à voix basse).

Nedda !

NEDDA (courant précipitamment vers lui),

Silvio !... à cette heure ! Imprudent I

SILVIO (sautant gaîment à bas du mur, et venant vers elle).

Ah ! bah ! sois cahiie, car je ne risque rien, J'ai vu Canio avec ses camarades, En train de boire à Tauberge, Et, prudent, par le bois que je connais bien, Je suis venu...

NEDDA

Encore un peu, et tu tombais sur Toniol

SILVIO (riant).

Ah ! le bossu 1

JVEDDA

Est très redoutable...

Il m'aime, il l'a dit à l'instartj Et se ruant

Presque sur moi, comme une bête, Il a vouJu me posséder!

Enfer 1

SILVIO

NEDDA

Mais ma cravache, Du chien immonde Calma la fureur !

SII.VIO (s approchant amoureusement et avec tristesse de Nedla.)

Et dans ces transes Tu veux vivre toujours ? Nedda !

De toi dépend mon sort.

Nedda, pourquoi partir ?

Ce soir avant la nuit, la fête va finir. Nedda ! et si tu pars ce soir, Si tu me laisses, Que deviendrai-je, hélas l C'en est fait de ma vie !

Silviol

NEDDA (émue).

SILVIO

Nedda ! Nedda ! réponds !

Si jamais ton époux ne fut aimé de toi ; S'il est vrai que ton cœur abhorre Ta vie errante et ton triste métier ;

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