‹ Paillasse drame en deux actesChapitre 14 sur 33 · ACTE x^KEMlEH · texte numérisé non relu

ACTE x^KEMlEH

Si tu m'aimes enfin autant que je t'adore, Ma Nedda, cette nuit, avec moi tu ft;iras.

NEDDA

Pourquoi rêver et tenter ainsi ma pauvre âme ?

Silvio, prends pitié de mon cœur éperdu ;

Ah, vois mon trouble, hélas ! Je me confie à toi,

N'abuse pas d'un cœur qu'un fol amour enflamme ! Tais-toi ! ne parle plus !

Pitié de moi !

Pourtant, qui sait? Si je partais 1... partir tous deux!. Non, héhas ! le destin m'arrache de tes bras, Mais dans mon cœur meurtri, je garde ta tendresse ! Et ton doux souvenir calmera ma détresse !

SILVIO

Nedda, ne pars pas !

NEDDA

Pourquoi rêver et tenter ainsi ma pauvre âme!

SILVIO

Reste, chère âme !

NEDDA

Silvio, prends pitié de mon cœur éperdu!

SILVIO

Que vais-je devenir quand tu seras partie?

NEDDA

Ah ! vois mon trouble, hélas ! A toi je me confie! N'abuse pas d'un cœur qu'un fol amoui enflamme.

SIJ.VIO

Nedda 1 Nedda, fuyons !

NEDDA

Ne parle plus^ tais-toi.

SILVIO

Suis moi 1

NEDDA

Pitié de moi 1

SILVIO

Non, tu ne m'aimes pas I

TON 10 (paraissant au fond)

Ah ! je tiens la coquine !

(Il s'enfuit par le sentier en menaçant ) NEDDA

Je t'aime, Silvio....

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