‹ Paillasse drame en deux actesChapitre 17 sur 33 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

SYLVIO (Il a déjà la moitié du corps de Tautre côté, mais il se tient encore an raar.

Ce soir, chère âme, à minuit sonnant, Je serai là, le cœur impatient !

(Il disparaît et Ganio se rapproche de l'angle du théâtre.) NEDDA (à Silvio déjà disparu).

A ce soir... pour toujours je suis à toi !

CANIO (qui du point où il se trouve entend ces mots, pousse un ori.)

Ah!

NEDDA (se tourne épouvantée et crie du côté du mur).

Sauve-toi!...

(D'un bond Ganio arrive près du mur ; Nedda veut l'empêcher de passer, mais, après une courte lutte, il la pousse de côté, il escalade le mur et disparait. Ton io reste à gauche et regarde. Nedda, comme pétrifiée près du mur, essaie d'entendre le bruit de la rixe, murmurant) :

Seigneur, protégez-le

CANIO (au dehors).

Traître !... Tu te caches

TONIO (cyniquement).

(11 rit) Ah ! ah !

NEDDA ^se tournant vers lui|.

Bravo, cher Tonio I

28 PAVLLASSK

TONIO

On fait ce qu'on peut

NEDDA

Cest ce que j'allais dire.

TONIO (rinterrompant).

Je ferai beaucoup mieux, je Tespère.

NEDDA

Misérable bandit !•.,

TONIO

Ah ! tu me combles ! c'est trop d'honnrur I

CANIO

Il rentre en scène en escaladant de nouveau le mur, pâle et défait, et essuyant le front avec son mouchoir).

(Avec une rage concentrée.)

Je n'ai pu le rejoindre, rien, parbleu, Il connaît tous les sentiers, qu'importe 1 Tu me diras le nom de ce lâche !

NEDDA (se retournant anxieuse).

Qui ?

CANIO (furieux)

Toi, femme parjure!

Si déjà cette iàme

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