PEPPE
Holà ! mon maître ! calmez-vous de grâce ! Déjà Ton sort des vêpres Et l'on vient ici pourvoir le spectacle. Voyons, calmez- vous, rentrons.
CANIO (se débattant).
Non, laisse-moi (à Nedda) Son nom?
PEPPE (à ToTîio) Tonio, aide-moi donc I
(A Canio).
Du calme, la foule arrive !
Vous vous expliquerez... (à Neddu) Voyons, je vous on prie. Allez vous habiller.
(Il la pousse sur le théâtre.)
Sans doute, il est violent, mais bon.
CANIO (se prenant la tête entre les mains — presque parlé).
Quelle honte ! ô mon Dieu !
(Peppc pouFsc Nedda sous la toile du théâtre «t disparaît avec elle). TONIO (à demi-voix et tirant Canio à ravant-scène).
Calmez-vous donc, mon maître; Feindre vaut mieux, ma foi !
Le beau galant viendra... liez-vous en à moi !... Je la surveille !... Allons, venez en scène ! Qui sait ?... le beau galant viendra nous voir jouer ! Il peut se trahir !...
Patron, il faut bien feindre pour réussir !
(Peppe sort de derrière la toile.) PEPPE (à Ganio).
Allez vous grimer, il est grand temps mon maître !
(A Tonio).
Et toi, bats la caisse Tonio.
(Ils sortent tous et ils disparaissent derrière le thcâlre.)