‹ Paix et liberté; questions de l'année 1863Chapitre 53 sur 122 · L'UNITÉ DB L'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

L'UNITÉ DB L'ALLEMAGNE

sonne n'est dupe, pas plus la France que TAUemagne et pas plus rAUemagne que la France. Ce n'est donc pas le cas de demander : c Qui trompe-t-on ici ?» Le masque est si transparent, que c'est le cas de dire au contraire : Ici on ne trompe personne.

UNION DE L'ALLEMAGNE cst un membre de phrase qui n'est complet qu'autant qu'on y ajoute ces trois mots : contre la FRANCE. Qu'on ne dise pas que cela est inexact, car le dire,, ce serait mentir et mentir grossièrement !

£t encore dans ce cas et ainsi complétée , la phrase ne signifierait-elle que traité d'alliance offensive et défensive purement accidentel , car jamais l'Autriche et la Prusse ne tomberont d'accord sur les termes d'aucun acte de réforme de la Confédération germanique , ayant pour conséquence inévitable et forcée le sacrifice par l'une des deux puissances rivales à l'autre de la suprématie à laquelle chacune prétend, et qu'elles se disputent sous toutes les formes et sur toutes les questions, tantôt dans l'ombre et tantôt en public, tantôt doucereusement et tantôt aigrement.

UNITÉ DE l' ALLEMAGNE, UNIFICATION DE l' ALLEMAGNE, UNION DE

L ALLEMAGNE, sout et demeureront d'intarissables sujets de discussion , sous formes de congrès de princes , de congrès de députés, de congrès officiels, de congrès libres, d'articles de journaux, de brochures et de livres; mais voilà tout! Il n'en sortira rien , parce que du vide il ne peut rien sortir. C'est la raison pour laquelle le roi de Prusse a repris tout à coup l'avantage que semblait lui avoir fait perdre l'empereur d'Autriche.

Lorsqu'une idée est juste, féconde, réalisable, l'avantage est à celui qui la réalise; mais lorsqu'une idée est creuse, stérile , irréalisable , le désavantage est à celui qui se met en avant et qui entreprend de la faire passer dans le domaine des faits accomplis.

C'est ce que vient de démontrer pleinement le congrès de Francfori , si bnisquement et si inconsidérément convoqué par le jeune empereur François-Joseph.

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