OHUHE DE KO U VEXENT
pour le 24 juin I8IS.
La cavalerie du lieutenant général Pajol partira demain ii juin, à sept heures du matin, de la Ne uville-aux-Tou meurs et cantonnements environnants, et ira h Rozoy-sur-Serre, se liant par sa gauche au général Valin, qui occupera Montcornet.
La division Valin quittera Aubeuton à neuf heures du matin et viendra occuper Hontcomet, se liant par sa gauche avec Harle, par sa droite
avec lu génûral l'ajol à llozov, ot jiuusïant tics partis sur Venins cl dans la direction de Hir^on.
Lji cavalerie du général Eielmans partira de itumigny demain 24, à midi, et viendra cantonner k Logtiy-Bogny, Aubigny, Harlemunt, Frély et Si gny 'l'Abbaye, où sera lé quartier général du général Eielmans.
Le 4° corps quittera les positions qu'il occupe près Aubigny, et se massera autant que possible dans les environs de Relhel. Il se mettra en mouvement à huit heures du matin.
Le 3* corps serrera sur le *', se rapprochant également de Rethel el tenant cependant Haubert-Fontaine, si aucune colonne ennemie ne menace l'arrière -garde.
Le parc et la réserve d'artillerie £e porteront à une ou deux lieues en arrière de Rethel, sur la route de Reims,
Le quartier général de l'aile droite sera à Rethel, où les commandants des corps euTerront des officiers pour recevoir des ordres ultérieurs rela- Uvement au mouvement du 23.
Les vivres seront fournis à Rethel, où il a été ordonné qu'ils fussent transportés de Mézières.
L« nurtebal eomoundint l'dle drollr.
Comte t)E GnoucBï.
La NcuiJIlf, te tS luln 11
Le iirjifful Pajol an maréchal Grottchy.
Monseigneur,
i'ai l'honneur d'accuser à Votre Eicfllence réception de l'ordre de mouvement pour demain 24, et de la prévenir que je serai rendu à Kozo.v, avec la division Soult, vers deux heures.
Le général Ameil n'a eu aucune nouvelle de l'eriuemi, qai a seulement pousfé sur Hirson un escadron, qui a détaché quelques hommes jusqu'au Tambour, mais qui se sont retirés à l'approche de mes postes.
Le lieutenant généra) comte Pajui..
l'ItCES JLSTIFICATIVES.
AuUgDr, le Vt juin 1815, sepi brarcs du uailD. Le maréchal Groucky ou général Pajol.
Mon cher général.
Je suis dans l'intention de poursuivre mon mouvement de Hethel sur Reims, où je compte me rendre demain soir.
Je vous trouve, en conséquence, trop éloigné de moi et trop en l'air à Roioj.
RcD(lez>vous alors à Cbaumont, et prenez vos cantonnements sur la route, entre Rethel et Chàteau-Porcien.
Envoyez-moi deux offlciers à Rethel, afin que je réeipédie des ordres pour votre mouvement de demain.
Faites-moi part de ce que vous savez de la marche de l'eanemi, et correspondez A^équemment avec moi.
Uaréchal Chouchï.
P. S. — Quoique j'écrive au général Valin, comme il serait possible qu'il ne reçût pas ma lettre, faites-lui part de votre mouvement, aRn qu'il se lie avec vous, en se portant ce soir à Sévigny,
Hoioy, le 2l| Jula IBIS, i midi.
Le yénfraX Pajol au maréchal Grouchy.
Monseigneur,
Au moment où j'arrivais i Rozoj, j'ai reçu votre lettre de ce matin. Je vais faire rafraîchir, et mettre en roule pour me rendre à Hannogne et Bannognc.
ie vais faire passer dea ordres au général Valin, pour qu'il se rende à Sévigny, Montigny et Saànt- Quentin.
Le général Eielmans, qui arrive, va se porter avec son corps à ^iI v-i^.'- Comte, le Thour, l.or, etc.
Il est inutile que nous passions par Rethel pour nous rendre à Reims; en suivant le chemin de César, nous gagnerons qualte ou cinq lieues.
L'ennemi a poussé seulement des partis à Marie et quelques homme-' sur Signj. Je crois qu'il n'y a que quelques cents chevaux à Hirson.
PIÈCES JlSTIFICATIVfcS. 403
On dit qu'il fait le siège d'Avesnea et qu'il allaquc Maul>eugc vigourcusemeat.
Les paysans croient avoir eatendu te canon hier et aujourd'hui dans cette direction ; mais je n'ai rien vu ni entendu, ce qui me fait croire que nous aurions bien pu (onlinuer notre route sur Laon.
i'ai TU aujourd'hui le 2° corps de cavalerie; les régiments paraissent bien montés. Il Taut qu'il y ait là-degsoua quelques malveillants qui les travaillent. Je suis plus content des miens.
Le lieutenant général comte Paiol.
Relhcl, le M ]uiii tsis, dixi litam du nir.
Hou cher général, je m'empresse de vous annoncer que Sa Majesté l'empereur Napoléon vient d'abdiquer la couronne. Les Chambres ont nommé un gouvernement provisoire, et des commissaires vont être envoyés aux puissances alliées pour annoncer cet événement, qui doit ôler tout préteite à la guerre.
Vous verrez par la lettre que m'adresse le ministre de ta gucire les motifs de cet événement : donnez-en connaissance aux troupes sous vos ordres. Qu'elles se rallient plus fortement que jamais à leurs aigles.
Sauvons la patrie dans ce moment difCcile par nos crTorts pour repousser l'ennemi, comme par notre union.
La position de Laon n'étant plus occupée par les troupes du duc de Dalmatie, qui n'y a laissé qu'une garnison, et qui est derrière l'Aisne, c'est derrière cette rivière que l'armée va s'arrêter, mais la cavalerie aura des postes sur la rive droit« de l'Aisne.
Voici l'ordre du mouvement général de l'armée pour demain. Envoyezmoi des officiers à Reims pour y recevoir des ordres.
Uille amitiés.
Le maréchal comte Ghoucuï.
ncthcl, [elAJu
pour le 35 juin.
La division Valin quittera sa position de Sévifmy, demain 2S juin, à huit heures du malin, el-viendra s'établir à Keufchàtel, derrière l'Aisne, éclairant le cours de cette rivière dans la direclioti de 6oissoi|R, et poag'sant des reconnaissances sur Corbeny et Laon.
Lo corps dû général l'ajol i|(iittcra la position de Cbaumont demain 2ijjuiu, kMn heures du malin, et viendra prendre position à Berrj-iu- Bac, envoyant des partis sur la route de Laon, et se liant avec les troupes de ta division Domon, qui doivent se trouver stationnés à Corbeny.
Le corps du général Exelnians fc rendra demain, dans la matinée, ict cantonnements qu'il occupe, à Chileau-Porcien, d'où il éclairera, par sa droite, la route de Rethel à Reims, et se liera, par sa gauche, avec le général Pajol, placé à Neufchfttel.
Le 4' corps quittera, à sept heures du matin, Rethel et canlcnncmcnti environnants, et viendra prendre position près de Reims.
Le parc et les réserves d'artillerie se mettront en mouvement de Rethel et cantonnements environnants à trois heures du maUn, traverseront Reims, et iront parquer de l'autre côté de la ville, sur la route de Reims à Soissons.
Ces réserves continuerontà être escortées par le 50° régiment.
Le ,3* corps partira demain, à dix heures du matin, des cantonnements qti'il occupe en avant de Rethel, et viendra cantonner entre Rethel et Reims, dans les communes de Boult, Bazancourt, Isle, Warmeriville et antres, sur le ruisseau de la Suippe.
Le marechal Grouchï.
Maréchal tiroucAy u« (fénénil Pajol.
Je vous envoie, mon cher général, une leltrc à faire parvenir mw généraux ennemis que vous pouvez avoir en face de vous, et j'en adresse àcs iluplicata aux géncraui Ëielmans et Valp}-.
Cette disposition m'est prescrite par le gouvernement. Ainsi, ntettez^a à exécution sans le moindre retard. Ces lettres ont pour ohjet de prévenir les généraux ennemis des événements qui se passent en France, el pour les engager à suspendre tes hostilités jusqu'à ce que leurs souverains respectifs leur aient transmis de nouveaux ordres.
Faites passera Valmyet àEielmans les lettres qui leur sont adressées.
Maréchal Grolcuï.
CTéC)r->ii-Uini(, le» Jnia ISIS, quttre heures du inalin.
Général Subervk au maréchat Grouchy.
Monsieur le maréchal,
La reconnaissance que j'ai envoyée )a nuit dernière it Blérancourt vient ie rentrer. Elle n'a point vu d'ennemisj ainsi, ta seule troupe qui ait paru sur ce point jusqu'à présent est celle qui occupe Coucy-le-ChAteau ; et le rapport des paysans est faux.
Mes troupes sont placées de manière à tout observer : l'infanterie garde le pont en arrière de Courcy, et ma cavalerie est ainsi placée: un régiment i Crécy, oii je suis; un autre à ma droite, observant la route qui vient de Quemi, et le 3* à ma gauche, observant la route de Guny.
Je vous Terai part des mouvements que l'ennemi pourrait (kire.
Le lieutenant général Suiervic.
(>«cy-*u-llaon le 7) Juin UtS.
Ginér<U Subenic ou marichat Qrouchy.
Monsieur le maréchal,
L'ennemi ne fait devant moi aucune disposition. Jetais continuellement observer les différentes routes.
J'ai eu l'honneur de vous informer que le quartier général du général Btiicher est à Chanin.
Une patrouille venant de Blérancourl m'a rapporté que les paysans lui ont dit avoir vu partir avant-hier de Noyon une colonne de 8,000 hommes se dirigeant sur Compiëgne. Il est probable que ce mouvement a continué hier.
Nous avons entendu te canon toute la nuit dans la direction de Guise.
Le lieutenant général SiaeRvic.
ai]«, tt 39 jBin ISIS.
Le maréchal Grouehy au MmUtre de la guerre.
Monsieur le maréchal,
J'ai l'honneur de vous rendre compte que. je suis i Claye avec 4,000 hommes d'inTantcrie et 1 ,800 chevaux de la garde, la division Jacquinot, la â'diTisiou de cavalerie et deui des régiments du corps du général Pajol. Le reste de ce corps a été battu h hauteur de Nanteuil, et n'a pu me rejoindre. Le général Vandamme s'est replié sur la Ferté-Milon et ne sera certainement pas en mesure d'arriver demain à Paris.
Le comte d'Erlon est avec les débris de son corps àBondy. Ce corps ne se compose, en infanterie et cavalerie, que de 1,500 hommes au plus.
Les troupes que j'ai avec moi, et celles du comte d'Erlon, sont dans un état de démoralisation tel qu'au premier coup de fusil qu'elles entendent elles se débandent.
12 pièces de canon ont été prises en marche et 6 dans un engagement.
Il résulte de cet état de choses que le gouvernement ne peut compter, pour la dcfense de Paris, que sur un très-faible corps, n'ayant nnllcment la volonté de se battre et complètement désorganise.
Je crois de mon devoir de vous instruire en toute hàU de cette triste situation, aQu que le gouvernement ne se fasse pas illusion sur ceux des moyens de défendre Paris que je vais y conduire.
Je partirai & mii)uit pour m'y rendre, ayant l'ennemi sur mon flanc à Tremblay.
Je regrette vivement de ne pouvoir être rejoint par le général Vandamme, mais il ne saurait arriver que vingt-quatre heures après moi, en supposant même qu'il iic soit pas rejeté de l'autre côté de la Marne, par tes forces qu'il a sur lui.
Le maréchal Gkodchy.
XGIV
LorrlB, lï 7 |allkl IStS.
A monsieur le général Ameil.
J'avais autorisé le général Soult à faire voyager les régiments de manière à ne pas les fatiguer, et si la journée de demain était trop forte pour vous rendre jusqu'à Gien, vous pourriez rester de cecétédelaLorre dans les villages qui avoisinent cette ville.
La déclaration la plus belle et la plus libérale a été faite au peuplefran- (■ais par la Chambre des députés, et approuvée par celle des Pairs. Les
PIÉCKS JISTIFICATIVES. 407
Alliés sembleDt l'autoriser: des ptiurparlers ont lieu entre Wellington et le gouTeraement provisoire. Les Chambres reslent à Paris, sous la prolection même de Bliicher; elles délibèrent; leur attitude est noble et imposante, et j'ai tout lieu d'espérer que la France et l'armée seront satisfaites. Annoneez-le à vos troupes et répétez-leur qu'il n'y a que les l&cbes et les voleurs qui quittent leur poste dans ce moment. Rassemblez les oRiciers et persuadez-leur bien que, s'ils n'emploient pa& tous leurs moyens pour conserver leurs soldats et empëcber la désertion, ils seront les premiers |)unis, parce qu'ils seront renvoyés, sans solde ni retriile, et regardés comme des brigands. Faites punir sévèrement et Fusiller ceux que vous avez fait arrêter abandonnant leur drapeau et volant les eiïets, et que cet exemple maintienne les autres dans le devoir. Je serai demain de bonne heure h Gicn, où je vous donnerai des can-
T^ général Paiol.
Ëumpc!, te s Juillet ISIS.
Général, j'ai l'honneur de vous adresser le tableau présentant les cantonnements que M. le maréchal a assignés h chaque corps d'armée, ainsi qu'un calque qui [lùtcrmine leur limite d'une manière plus précise et qui indique en même temps les lieux où devront être établis les quartiers . généraux d'infanterie et de cavalerie.
Son Excellence désire que vous fassiez de suite reconnaître les canton- ' nements affectés aux troupes que vous commandez, et que vous lui fas ■ siez parvenir, sans retard, l'état d'emplacement que chaque corps et détachement à vos ordres devra occuper.
M importe qne vous me mettiez promplement à même d'informer l'intendant général du travail que vous aurez arrêté ù ce sujet, afm qu'il puisse incessamment déterminer les points sur lesquels il conviendra d'établir les magasins et fixer les distributions.
J'écris au général Subervic, qui commande la !i' division de cavalerie, et qui arrive aujourd'hui à Gien, de continuer sa marche sur Cormery et d'envoyer prendre à l'avance les cantonnements que vons assignerez à sa division, dans l'arrondissement destiné à votre corps. Je donne les mêmes ordres au général Soult, qui est aujourd'hui à AUaines.
Vous remarquerez que- M. le maréchal établira son quartier général û Orléans, sur la rive gauche de la Loire, au faubourg Saiul-.M arceau.
Je vous prie d'avoir la bonté de prescrire à votre chef d'état-major de m'adresser sur>]e-champ, et sans le moindre retard, la situation exacte et détaillée des corps et détachements sous vos ordres.
Gl«a, le > ialltcl 181!i.
Monsieur le Ministre,
Je préviens Vgtre Excellence que j'ai reçu Jes dépêches expédiées hier d'Ëtampes, et que je partirai demain, 10, avec mes troupes, pour me rendre à Cormery, où j'attendrai ses ordres.
Je dois rendre compte que le général Saint-Laurent a quitté son poste et est resté à Paris.
Général comte Paioi,.
Gieii, k V jaiUcl t815.
Le général Pt^ol, commandant te l" œrps de cavalerie, au général GuiUeminûl, chef d' état-major général.
J'ai reçu, mon cher général, les dépèches que tous m'avez adrcf^es hier d'Étampes.
Je partirai demain avec mes troupes pour me rendre à Cormery, en suivant la route ci-i^)rès: je serai , le 10, à Aubigny; le 11, à Salbris; le 12, à Romorantin;lef3, jiSaint-Agnan; le 14, à Cormery.
Je vous prie de m'adresser à ces gîtes les ordres que vous aurez à me transmettre.
Le général Pajol.
XGVIIl ■
ADgtnille, l« B Jaillct l«i.
Son Excellence M. le maréchal prince d'Eckmùhl a reçu des propositions par l'intermédiaire des généraui comte Gérard, Valmy et Haio. Vous connaissez assez son caractère pour penser qu'il n'en acceptera que d'honorables à l'armée, et vous pourrez vous en convaincre par la copie cijointe des pouvoirs et instructions donnés à ces généraux. Son Excellence me chaîne de vous représenter que le seul moyen de soustraire notre malheureuse patrie au démembrement que projettent quelques gouvernements étrangers est de se rallier Tranchement et promptcmeut au gouvernement actuel. Il aura ainsi une armée à présenter en contre-poids aux projets sinistres des ennemis de la France.
Celte démarche, en sauvant la patrie de sa désorganisation politique, lui évite en même le^nps les malheurs incalculables de la guerre civile.
Voyez vos généraux et vos chers de corps; faites-leur connaître la situation actuelle dans laquelle se trouvent la France et l'armée ; il vous
PIÈCES JUSTIFICATIVES. 4(i!i
sera facile de tes ronTaiocre que le seul parti à prendre est celui qui est proposé. Il faut s'unir au gouvernement et rallier tout le monde à cette morale pour »auver la patrie.
Vous Toyez par l'eilrait ei-joinl de la lettre des généraux Gérard et Haxo que le ministère nouvellement choisi ofh% des garanties à tous.
Eofin, Son t-^xcellence M. le maréchal prince d'Eckmiihl est convaincu que le parti qu'il a pris était le seul convenable, et il vous engage, ainsi que les généraux et chefs de corps, & signer l'une des copies ci-joiates de CCS instructions, que l'on signe déjà de tontes parts.
Vous aurez ainsi rendu un service signalé à votre patrie.
Il est urgent que cette copie soit rendue de bonne heure demain au quartier général.
Recevez, monsieur ic général, l'assurance de ma parfaite considération.
U K«nfril, Eher de l'tut-DUilor génénU Comte GuiLLEHinoT.
Glcn, k 1* Jolltet IBtï.
Le général Pajol, au général Quilleminût.
Je vous ai écrit, le S, avant mon départ de Paris, mon cher général, ainsi qu'au maréchal, que je réunissais mes deux divisions et que je me rendais avec elles au poste que vous m'avez fixé, en suivant l'itinéraire indiqué dans votre ordre : ce que j'ai fait, n'ayant pas encore un instant quitté mes troupes.
Je vous ai répondu hier que j'avais reçu vos dernières dépêches datées du 8 d'Ëtampes; qu'en conséquence, je partais, aujourd'hui 10, de Gien, pour me rendre avec mes deux divisions à Cormery, en passant par Aubigny, Salbris et Romorantin, où vous m'adresserez vos ordres. '
Depuis mon départ de Paris, J'ai eu quelques déserteurs; mais les troupes se sont bien conduites, et je suis très-content des généraux et des officiers, qui, je l'espère, resteront, comrae moi, fidèles à leur poste jusqu'au dernier moment.
Vous pouvez dune assurer le maréchal que, guides par l'honneur, nous nous refuserons à toutes les propositions particulières qui pourraient nous être faites, et que jamais nous ne séparerons notre cause de celle de l'armée ; qu'il peut compter sur nous, et que, dans aucun cas, il n'aura à s'en plaindre, n'ayant pas d'autre but que de sauver l'honneur et la patrie.
Aussitôt mon arrivée, je vous enverrai ma situation.
Recevez, mon cher général, l'assurance de mes amitiés.
Général comte Pajol.
PIÈCES JUSTlFrCATIVES.
OrlfiDS, le 1« JuiUïl UI5.
Le général Qmlleminot nu général en chef comte Pajol, comtnandartt le (•' corîw lie ixtv<derie.
Mon cher général,
D'après de nouvelles dlspositione arri;técs par Son Excellence le prince d'Êckmûhl, vous voudrez bien changer de direclionàAiibigny, avec votre corp» de cavalerie, pour vous rendre parVierzonà Issoudun, dans les canton ne mente nouveaui qui vous sont assignés et qui se trouvent compris dans le triangle formé entre Issoudun et Saiat-Chartier.
Veuillez me faire connaître l'emplacement détaillé de vos corps, ainsi <]ue votre situation, sur laquelle sont <léjù portés les ofiiriers généraux présente et absente. '
Votre quartier général sera à CtiAteauroui.
Je joins :
!■ Une circulaire pour les généraux en chef des corps d'armée;
i" Un extrait conforme à une lettre écrite par les généraux Gérard et Haxo :
3° Copie des pouvoirs et instructions que Son Excellence donne aux généraux Gérard, Vaimy. Cette dernière pièce est déjà revêtue d'un grand nombre de signatures, et je vous engage à y joindre la vôtre. Vous me la renverrez par les envoyés à Paris.
CUtcnai«ux, le Ib Jaillct 1S15.
Le général Pajol au gHiéral Gtàlleminot.
Mon cher général, je vous ren<l3 compte que je suis arrivé hier ici, dans les cantonnemente que vous m'avez fixés entre Châteauroui, Issoudun et la Châtre. Le général Hargaron étant aussi ici avec une partie de ses dépôts, et CliAteauroui et les environs étant occupes par des sapeurs i;l de l'infanterie, nous y sommes extrêmement mal, et, d'après les rapports des généraux Soult et Subenic, les cantonnemente qu'ils occupent ne valent absolument rien, puisque les chevaux y sont sans avoine.
Je viens de prendre avec le préfet les arrangements nécessaires pour assurer la subsistance des hommes et des chevaux ; si les dépote parlent, et que ce département soit un peu soulagé, j'ai lieu d'espérer que mes divisions y seront bien.
Je dois vous faire obsener que ce pays est Iris-pauvre et qu'il ne peut
PIECES JUSTIFICATIVES. Hi
fournir que dcB ressources trës-rainimes; toute la richesse est en montons.
Il est bien difficile aux troupes qui sont ici d'aller à Olivet chercher leur solde. Pourquoi le receveur et le payeur du département ne la donneraient-ils pas?
Recevez l'assurance de mon affection.