‹ Pajol, général en chef;Chapitre 17 sur 19 · P*JOI · texte numérisé non relu

P*JOI

Je n'ai avec moi ni chef d' étal-major, ni adjoint, ni ofTicier pouvant faire une situation; si vous ne m'en envoyez pas, ne soyez pas étonné si mes élals ne sont pas ce que vous désirez.

A moraieur le liettlfàmt général comte Pajol, commandant le i" corps de cavalerie.

Monsieur le général, M. le maréchal prince d'Eckmuhl me cbargf^ de vous adresser une expédition de l'acte de soumission de l'armée. Son Excellence désire qu'il foit soumis de suite à l'assentiment de HH. les j^énêraux et ofBciers sous vos ordres, et qu'après avuir été revêtue de leurs signatures, cette expédition lui soit renvoyée le plus promptement possible.

Son Excellence me charge de joindre à celte lettre copie de la derniôre dépèche qu'elle a reçue de HU. les commissaires, ainsi qu'extrait de celle qu'ils lui ont adressée le 12. Leur contenu ruus fera connaître que la démarche proposée à l'armée a été commandée par des circonstances impérieuses pour l'intérêt de notre malheureuse patrie.

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CblieiDroui, le 18 inlllct IBIS.

A monsieur le ghtfral /ImeU.

Vous trouverez ci-jointe, sous enveloppe au prince d'Rckmûhl, l'adresse ou soumission de l'armée au roi. Vous la lirei à vos régiments, et vous la signerez si vous trouvez bon convenir. Dans tous les cas, aussitôt après et le plus tôt possible, vous cachetterez le paquet et l'enverrez par un maréchal des logis au prince, il Bourges.

Le général Exelmans a dû recevoir, et je suis sûr qu'il l'a reçue double, cette soumission ; il doit en donner, comme nous, connaissance à

4ia PIKCES JUSTIKICATIVES.

ses troupes, qui sûrement l'accueilleront comnie celles du 1" corps. Il serait donc inconséquent d'en faire une à part, de séparer ainsi son sort de l'armée. C'est une désunion que nous devons éviter; nous devons rester ensemble, toujours ensemble; voilà notre force. Malheur à ceux qui ont été assez lâches poar nous quitter et abandonner notre caose ; plaignons-les et abandonnons-les au mépris.

Subervic a gardé les pièces, c'est-à-dire une lettre des commissaires à Paris et celle de Guitleminot, qui m'étaient particulières, mais que je veui communiquer; je les lui redemande; je vous les enverrai dans la journée.

Lisez aussi à vos officier» la lettre que j'écris au prince en lui renvoyant la soumission.

Un de mes amis, arrive hier de Paris, ne m'a rien appris qui ait rapport à ce que vous dites à Soult. Depuis l'arrivée d'Alexandre, tout est rentré dans l'ordre; la contribution est réduite à huit millions, el il n'y a eu que Irès-peu de vexation? dans le» Taubourgs: l'intérieur a (onjours été tranquille.

Si ma lettre est arrivée avant le départ d'Exelmans, donnez-lui connaissance de tout. On vous a envoyé un commissaire ; vous devez être bien k Issoudun, mieux que nous.

Pmo!..

Boarges, le U Jailkt ISIS, 1 ni» beure moins un qtwrt du mitiD. Au gétià'al comte Pajol.

Uon cher général.

Son Excellence le prince d'EcIcmûhl a Jécidé que le !•' corps de cavalerie, à vos ordres, se porterait dans le déparUment de la Haute- Vienne l>Dur y cantonner à Limoges et environs.

Votre mouvement pour vous rendre dans ces cantonnements commencera demain 24, d'après les ordres de marche que vous déterminerei pour vous rendre dans votre nouvelle position.

Le prince vous recommande tout particulièrement de prescrire que les régiments sous vos ordres marchent en bon ordre de discipline.

En m'accusant réception de la présente, je vous prie de m'indiqucr les quartiers généraux que vous occuperez journellement jusqu'à Limoges, afin de vous faire parvenir les ordres qui pourraient vous être destinés.

A votre arrivée à Limoges, alors que vos troupes seront cantonnées, je vous invite à me faire parvenir aussitôt l'état d'emplacement par division, par brigade et par corps, des troupes à vos ordres. Je vous serai d'ailleurs oblige de me donner en même temps les renseignements con-

PIÈCES JUSTIFICATIVES. 4n

ceroant les ressources qut; peut iirrseiiter i-c déparlement pour ks troupes de cavalerie, soit pour la subsistance des houinits, soit pour le fourrage et l'avoiitc.

Ci-joinI, je vous adresse quelques impriœi'^s des situations ; je vous prit' de prescrire à votre chef d'ctat-roajor d'en remettre une k lotlicicr d'état-major qui ïous porte la présente.

Je suis charmé, mon cher général, d'ùlre à même d'avoir des relations avec vous, et voua ne doutez sans doute pas qu'elles ne me soient tout a fait agréables.

Je vous renouvelle l'assurance de ma considération la plus distinguée et de mon sincère attachemeul.

U Ikulcnlnt génènJ, dal de l'èni-imlor stnéral,

DONZËLOT.

P. S. — Le marcchal est arrivé hier soir ù Bourges j il était resté au faubourg d'Orléans pour > attendre la réponse à l'adresse présentée au roi. Le ministre de la guerre en a accusé réception d'une manière obligeante.

GV

Elourgts, iGÎÏJuilkl 1815, ouït heures du arir.

Au général comte Pajol.

Mon cher général,

Le général Hilhaud a prévenu Son Ëieellence le général en chef, prince d'Eckmûhl, que les Autrichiens avaient passé la Loire à Bourbonl^ancy, et que, hier '23, 300 hommes d'infanterie et 50 chevaux de ce corps, qu'on estime à 10,000 hommes, s'étaient porlés sur Moulins. Le prince, pouvant croire que c'est un malentendu, s'est empressé d'écrire au maréchal tn chef qui commande l'armée autrichienne dans la haute Loire, pour lui demander des eiplicalions et pour savoir d'une manière positive s'il reconnaît la convention du 3 juillet dernier.

Cependant, en attendant la réponse à sa lettre, i) se met en mesure ; il fait concentrer sur Bourges toute la cavalerie et l'infaDterie de la garde et le corps du comte d'Erlon, et si cela devenait sérieni, il ferait venir aussi le corps du général Vandamme.

Le prince me change de vous mander de suspendre, en conséquence, votre mouvement sur Limogcii, et d'exécuter les dispositions ci-aprcs :

Vous vous porterez le plus promplemcnt possible, avec les divisions de cavalerie à vos ordres, ù Saint-Amand; vous détacherez 100 chevanx à Charenton et 100 chevam à Bannegon. Toutes vos troupes seront réunies et bivouaqueront dans la position que vous croirez la plus convenable, ^Ti-s des bois et de l'eau. Vous tirerez vos subsistances des pavs sur *otre

H4 PIÈCES JlSTIFICATiVKS.

droite, tels que Ciilan, Château moil tant, la Chaire, elc, et vous ferez obs<;Fvcr la meilleure discipline à vos troupes. Vous renverrez à Limoges les gros bagages et tous les cbcvaux non montés, pour n'avoir absolument que des combattants.

Vous vous mettrez eu communication avec H. le général Uilhaud, qui est à Bourbon-l'Archambault, et qui, dans le cas où le mouvement ies Autrichiens aurait de la suite, se retirerait avec sa cavalerie sur vous. Vous établirez entre Saint-Amand et Bombes des postes de correspondance, pour rendre compte fréquemment au prince de ce qui parviendrait à votre connaissance.

Je vous invite à lui faire connaître auiîsi votre arrivée à Saint-Amand, aussitôt que vous y ^urez pris position.

Agréez, mon général, l'assurance de ma considération disUnguée et de mon attachement.

Le liculcDiDl géoénl, chef dt rélst-m^or géninl. DONZELOT.

» JuUICI ISIS.

Ah général Donzelot.

Mon cber général.

J'allais partir au moment où votre lettre d'hier onze heures du soir m'est parvenue.

Toutes mes troupes étaient en marche, comme le porte l'itinéraire que je vous ai adresse hier.

Je leur donne ordre de rétrograder et de se porter sur Saint-Amand. où je ne pourrai guère arriver qu'après-demain.

Vos ordres seront exécutés le plus tàt qu'il sera possible, et les intentions du maréchal remplies.

Pajol.

J'espère être âemain à Lisières.

IJgDiiTCs, It 13 Julllel ISIS.

.lu maréchal Iktvoiit.

Monseigneur le maréchal, Ju vous rends compte que mou corps de cavalerie couche ce soir ■. nue division à Ligniëres, la seconde à Château mei II an t , et qu'elles seront rendues demain, avant midi, à Saint-Amand, pour j pt-endre poste.

Vonsnc pouvez vous imaginer quel pays j'ai parcouru aujourd'hui; Il n'olTre absolument aucune ressource^ et il est de toute impossibilité d'y faire subsister mes troupes^

PIÈCES JUSTIFICATIVES. 4iri

On m'assure que Saint-Amand et les environs ne valent pa." mieux. Demain, je pousserai des partis sur Ncvers et Moulins. O*": doivent-ils faire?

Notre position est si fausse, si drôle, qae je vous prie de me faire passer immédiatement des ordres et des instructions fi cet égard.

Le général comte Pajol.

SilDi-Amand, le M JulUel ISlï, deux beuns aprti midi. Au maréchal IXtvout.

Monseigneur,

J'ai l'honneur de vous rendre compte que je suis arrivé avcr mes deux divisions à Saint-Amand.

Je fais occuper Charenton et Baunegou par un régiment, et je pousse des partis sur Nevers et Moulins.

Nos chevaux sont si tïitiguéE que je suis obligé de vous envoyer cette dépêche par un habitant. Demain, j'établirai une correspondance entre Saint-Amand et Bourges.

Le pays que nous venons de parcourir est plus mauvais que les bords de la Bérézina, et n'offre absolument aucune ressource, surtout point d'avoine, de sorte que nous j vivons très-difllcilement

Tous les généraux, tous les officiers, se demandent ce que veut <lire cette marche; ils sont étonnés de ne recevoir aucun ordre <lu jour, de ce qu'on ne les instruit de rien.

Us se plaignent qu'on ne leur a pas encore écrit si la soumission de l'armée a été acceptée ou refusée du roi, et enlin ce qu'ils peuvent espérer et attendre.

Veuillez donc, monsieur le maréchal, nous tirer d'anxiété et agréer l'assurance de mon respect.

Le général comte Pajoi..

Bourges, l« Mjuillcl ISlï.

Au général wmtc Fajol.

Monsieui' le maréchal commandant en chef me charge de vous donnet l'ordre d'échelonner votre corps de cavalerie entre Saint-Amand et Montluçon, quoique te quartier général doive rester à Saint-Amand, afin de tous trouver plus à portée de correspondre.

Vous aures soin de vous mettre en communication avec M. le général

ill PIKCES JUSTIFICATIVES.

Milhaud, et dans le cas on Montmarault ne serait pas occapé par les Irou- |H,i sous ses ordres, vous pourrez y envojer un détachement de 200 ;i :ii>0 chevaui, et vous vous trouvcret ainsi en mesure d'avoir fréquenunenl des nouvelles de ce général.

Je vous ai iurormé hiei que les troupes autrichiennes avaient passé sur la rive gauche de la Loire à Bourbou-Lancy, et qu'elles étaient même venues, par suite d'un malentendu, ^jusqu'à Moulins ; elles se sont mises en marche pour repasser sur la rive droite.

Tâchez de conserver la plus stricte discipline, en prenant toutes les mesures nécessaires pour prévenir tout désordre.

Le ll«alM*Dt Rtirfnl, chef de [tui-mijor Gtn^N UONZELOT.

Au tnurichal Davout.

J'ai eu l'honneur de vous rendre compte hier que Haulnes, Hontiuçun et Hontmaranlt étaient occupés |)ar les 3* et i' corps de cavalerie, ce qui m'avait forcé de reporter mes troupes sur Evaui, Cbambon et Gouzod. l>our pouvoir les faire vivre; car ce pays est complètement épuisé.

D'un autre côté, Limoges et ses environs sont encombrés des dépôts dii général Hai^aron, et nous n'v trouverions pas plus de ressources quii Saint-Amand.

Je vous propose donc de me porter avec mes deux divisions sur Aubusson, qui, d'après lus renseignements que j'ai pris, a beaucoup moins soulTert que le pays que je viens de parcourir.

Mes troupes en sont déjà Iri^s-rapprochées, et je ne serai guère plut^ éloigné de Moulins et à portée du général Hilhaud, qui occupe Montaigui et Pionsat.

j'attends vos ordres, monsieur le maréchal, pour partir de ma personne.

Les dragons de la garde occupent Levet, seul village sur la grande roule <le Saint-Amand à Bourges.

Pahii..

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