‹ Paléographie des chartes et des manuscritsChapitre 13 sur 105 · CHIFFRES · texte numérisé non relu

CHIFFRES

Les chiffres romains ou lettres numérales offrent peu de difficultés sous le rapport de leurs formes.

ïl arrive seulement que, exprimés le plus souvent par des caractères minuscules *, ces chiffres tendent à se confondre avec les autres lettres, surtout dans récriture cursive. On évitera donc de prendre les nombres qu'ils représentent pour des mots abrégés ou autres, et l'on devra s'attacher autant à leurs formes qu'à leurs diverses combinaisons servant à figurer soit le même nombre, soit des nombres différents.

Quant aux chiffres arabes, ils exigent plus d'attention. Quoique connus en France au xni» siècle, ils n'ont guère commencé à être d'un usage vulgaire que vers la fin du xve, et n'ont été employés dans les actes qu'au xvie siècle. On les rencontre dans les manuscrits bien avant cette époque, spécialement dans ceux qui traitent de mathématiques, d'astronomie , d'arithmétique et de géométrie : on s'en est servi aussi pour les chroniques , les calendriers et même pour chiffrer chaque feuillet ou chaque cahier des manuscrits. Cependant l'usage des chiffres romains a longtemps prévalu ; ils se sont maintenus constamment dans les actes pour marquer les dates jusqu'au xvne siècle.

La forme des chiffres arabes n'a pas moins varié

* Excepté les lettres C. L. et quelquefois V., qui sont ordinairement capitales.

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