‹ Paléographie des chartes et des manuscritsChapitre 15 sur 105 · STYLE · texte numérisé non relu

STYLE

Nous avons dit que, indépendamment des difficultés purement matérielles de l'écriture, il s'en rencontre d'autres dont la solution n'est pas moins importante.

En effet, quels obstacles ne se présentent pas encore si un mot, dont on a bien déchiffré toutes

les lettrée <|ui le constituent et l<is durera signes accidentels qui l<* caractérisent, appartient on à la

basse latinité, ou à notre vieille langue, ou à une orthographe vicieuse, ou enfin à une abréviation qui le rend tout à fait obscur ? Il peut à la fois être enveloppé de quelques-unes de ces difficultés. On comprend que la science paléographique serait incomplète si elle ne s'attachait pas à les résoudn*.

Ainsi, à l'égard du style informe de la basse latinité et du vieux français, il se présentera bon nombre de mots qui feront hésiter dans le déchiffrement, par l'impossibilité de s'en rendre compte. Qu'on trouve par exemple les mots latins suivants :

Listra, scambiare, abotat, guerpire, warantizare, relegium, merelli, treuga, etc., etc.; et ceux-ci en français :

Cuens, emieut, pieca, warder, ensement, eus, prou, tuity vezci, quanque, consaux, etc., etc.,

Ne s'imaginera-t-on pas avoir mal lu ces mots, par cela même qu'on ignore leur signification? tandis que l'incertitude cessera si on réfléchit que ces mots inintelligibles peuvent appartenir au style de l'une ou de l'autre langue que nous venons de signaler, et qu'on doit alors, pour s'en assurer, consulter les ouvrages qui suivent :

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