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Les abréviations, devenant plus fréquentes

dans les manuscrits et les chartes, marquent une moindre antiquité à raison de leur augmentation.

39. La multitude excessive des abréviations caractérise les actes et les manuscrits des xme, xive et xve siècles.

40. Dans les manuscrits de six à sept cents ans, la conjonction & se trouve souvent marquée par une ligne courbe ou horizontale entre deux points — r-

41. Les diplômes où les noms propres sont marqués par les seules lettres initiales ne doivent point pour cela devenir suspects, surtout depuis le ixe siècle.

42. Dès le xe siècle, dans les diplômes, on commença à mettre des accents aigus sur les deux ii de suite, pour les distinguer de Vu : cancellarii.

43. Les manuscrits et les diplômes originaux où les points sont régulièrement placés sur les i avant le xive siècle doivent passer pour suspects.

44. Les accents furent en usage dans l'écriture dès le temps d'Auguste et dans l'âge d'or de la latinité.

45. Le mode de faire entrer la conjonction & dans les mots, comme dans p&^e, cessa dans le xiie siècle.

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