TROISIÈME PARTIE
dent cet E se présente accompagné d'une sorte de cédille ou crochet.
En 4100, le beau caractère , appelé Ludovicien, tend à la perfection.
Les lettres qui ont des queues en dessus ou en dessous de l'écriture sont comme tremblées.
Les lignes qui supportent l'écriture sont tracées de même que celles du siècle précédent.
La ponctuation n'a encore rien de fixé dans ce siècle. Les trois points l'un sur l'autre ( ; ), ainsi que ce trait (— ), y furent en usage pour séparer les mots les uns des autres.
Présence de l'alpha et de l'oméga dans les chartes et les signatures.
La notation musicale par neumes fut constante dans ce siècle.
XIIIe SIÈCLE
En 1200, le caractère est parfait pour la forme. L'écriture est belle et bien régulière.
Le nouveau caractère gothique paraît dans les manuscrits dès l'entrée de ce siècle.
La diphthongue œ ou œ s'exprime aussi par e simple.
Les lettres c et t se confondent toujours.
C'est dans ce siècle qu'on commence à rencontrer l'usage des chiffres arabes.
Abréviations en très-grand nombre.
Les mots se séparent par de petits traits inclinés de droite à gauche ( / ).
Les accents, devenus très-communs, n'affectent pas seulement les deux ii, mais même Yî isolé.
Ponctuation des manuscrits fort négligée.
Les lignes qui servent à appuyer l'écriture ne sont plus tracées qu'au crayon de plomb ou d'argent.
Lettres initiales historiées de figures d'hommes ou d'animaux pour les manuscrits.
La couleur verte pour les lettres initiales se remarque plus particulièrement dans ce siècle. C'est même un caractère distinctif pour les manuscrits des xie, xiie et xme siècles.
Ce n'est qu'à partir du xiue siècle que les traités de musique et la liturgie ecclésiastique présentent des notes carrées sur quatre ou cinq lignes.
L'usage du papier de coton n'est devenu d'un usage ordinaire que depuis le commencement du xiiie siècle.
Le papier de chiffes, fabriqué sans doute à l'imitation du papier de coton, ne remonte pas plus