TROISIÈME PARTIE
haut que ce siècle. Le plus ancien acte, cité par les bénédictins, écrit sur ce papier est une charte de l'an 1239.
Malgré la découverte de ces deux papiers, on continua pendant longtemps encore d'écrire sur parchemin.
XIVe SIÈCLE
L' écriture de cette époque dans les chartes est nette et précise. On y remarque aussi beaucoup d'abréviations.
Les points remplacent les accents sur les i.
La diphthongue œ ou œ continue d'être représentée par Ye simple, et le c et le t se confondent encore.
Dans ce siècle, les lignes qui supportent l'écriture sont encore tracées au crayon de plomb ou d'argent; on en rencontre aussi qui le sont à l'encre rouge.
Lettres historiées d'hommes ou d'animaux comme au siècle précédent.
L'usage des réclames pour distinguer les cahiers d'un manuscrit se continue aussi dans ce siècle.
Le papier de chiffes, quoique connu au xme siècle, ne fut d'un usage ordinaire que dans ce xive siècle.
XVe SIÈCLE
Depuis 1 400 les feuilles de parchemin sont d'une épaisseur excessive.
Les abréviations sont multipliées plus que jamais.
L'écriture devient plus forte et plus lourde. Le c et le t tendent toujours à se confondre. L'e simple remplace toujours Yœ ou Yœ.
Les lettres historiées et les miniatures des manuscrits commencent à montrer plus de correction et de fini.
Dans ce siècle , le point placé au bas de la ligne sert pour la virgule, au milieu pour les deux points et au haut pour le point. Tel fut l'usage des plus habiles écrivains.
C'est aussi à cette époque qu'on commença à mêler des chiffres romains avec des chiffres arabes et qu'on raya les manuscrits plus souvent à l'encre rouge qu'au crayon de plomb ou d'argent.
Dans les premières années de ce siècle on marqua les dates en abrégé, mais en se servant des petites lettres romaines appelées chiffres financiers, comme : m. cccc. iv.