QUATRIEME PARTIE
Ordres religieux et militaires. Les Templiers : leur
sceau représente deux cavaliers montés sur un cheval, comme symbole de la pauvreté.
Celui des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem , et plus tard de Malte, exprimait la charité de cet ordre envers les pauvres malades : leurs armes étaient une croix blanche pleine en champ de gueules.
Le sceau de l'ordre de Saint-Dominique représente ce saint personnage.
Pour les frères mineurs, le sceau des supérieurs généraux de cet ordre montre saint François portant les stygniates.
Églises, etc. Les sceaux des communautés se composent, pour les églises cathédrales ou collégiales, les chapitres, les congrégations, etc., des images de Notre-Dame et des saints patrons titulaires de ces églises et communautés ecclésiastiques. Plusieurs abbayes, plusieurs collèges et plusieurs communautés n'ont pas d'autres sceaux ni d'autres armoiries que celles de leurs fondateurs.
Communautés royales. Les chapitres, les abbayes et les communautés qui sont de fondation royale portent dans leurs sceaux les armoiries de France ; parfois, avec la crosse, le bâton de chapitre ou l'image de leurs saints tutélaires.
Les collèges et universités ont leurs armoiries particulières : l'université de Paris porte trois fleurs de lis d'or, un livre fermé au cœur de l'écu.
Tous les anciens parlements de France scellaient en placard, au sceau du roi, de trois fleurs de lis.
Les présidiaux et sénéchaussées de même.
Sceaux des villes. Ils représentent des figures faisant allusion au nom, à l'étymologie, au commerce et à l'industrie des villes; leur lettre initiale, les images ou les armes des princes à qui elles sont soumises y figurent aussi. On y voit également des portes, des ponts, des tours et les saints patrons qu'elles ont adoptés.
Tabellions, Prévôtés, Officiau*, et tOUS ceux
qui avaient droit d'exercer une juridiction, représentèrent dans leurs sceaux des tours, des châteaux, ou les armoiries des seigneurs au nom desquels ils exerçaient.
Corporations, artisans, etc. Les corps de métiers avaient un sceau commun représentant le symbole le plus significatif de la profession. Des artisans, de simples particuliers, de petits propriétaires eurent aussi leurs sceaux propres; chacun, pour ces sceaux particuliers, suivait son goût et son caprice.