QUATRIÈME PARTIE
On faisait graver de préférence les instruments et les symboles de sa profession ou de son art, comme parfois un rébus ou une lettre initiale en rapport avec le nom. Des personnes de la plus vile condition avaient des sceaux en Normandie, dit du Cange (tome VI, col. 491); ces sceaux roturiers ne sont pas les moins curieux à étudier.
Pour compléter ces courtes instructions, on pourra consulter :
La Nouvelle Diplomatique des bénédictins; le Dictionnaire raisonné de diplomatique de dom de Vaines ; la Diplomatique pratique de Lemoine ; les Éléments de paléographie de M. de Wailly; le Dictionnaire de diplomatique chrétienne de M. l'abbé Migne, les bulletins de la Société de sphragistique et notre Dictionnaire de sigillographie pratique.
LÉGENDES DES SCEAUX § 1er. PALÉOGRAPHIE
Les sceaux, considérés dans leurs légendes, sont de curieux monuments de paléographie. De même que dans les inscriptions des monnaies et des mar-
bres , on y observe une écriture qui se modifie de siècle en siècle, et qui demande, pour se laisser pénétrer, à être étudiée dans ses divers éléments, ses abréviations, son orthographe, et dans toutes les irrégularités que le caprice ou l'ignorance y ont introduites.
' Les écritures employées dans les inscriptions sigillaires sont :
1° La capitale romaine, dont l'usage s'est conservé jusqu'au xiie siècle, où elle disparaît dans un mélange de lettres onciales et de caractères gothiques;
%o La capitale gothique, qui paraît dans le cours du xme siècle ;
3o Et la minuscule gothique, dans les sceaux du xive siècle.
L'alphabet que nous avons donné, planche IX, de toutes les lettres employées dans les inscriptions des sceaux montrera les différentes formes que les lettres capitales ont affectées comme onciales ou comme gothiques, surtout dans les caractères arrondis de D, E, H, K, M, N, T, V.
Après avoir examiné successivement les lettres de même valeur, renfermées entre deux points, on s'attachera, pour éviter toute méprise, à distinguer le rapprochement de forme dans les lettres de