QUATRIEME PARTIE
Et les constructions fréquentes : le Seel Johan pour le Seel de Jean, le Fils Robert pr le Fils de Robert, le Seel aux causes de, etc., pr le seel des causes, etc.
Et si l'on ajoute à ces diverses incorrections l'emploi habituel de :
c pour t et vice versa.
e — ae et ce, et l'absence des signes orthographiques, on aura toutes les données sur l'orthographe suivie au moyen âge, et on ne s'obstinera pas en déchiffrant à trouver dans les mots une correction que l'usage ou l'ignorance leur refusaient.
Abréviations. Toute inscription circonscrite dans un petit espace et qui est chargée d'exprimer beaucoup de choses en peu de lettres doit nécessairement contenir beaucoup d'abréviations.
Les inscriptions sigillaires, surtout les légendes prolixes des sceaux du xme siècle et des suivants, ont été dans cette nécessité.
Pour se rendre maître des obstacles que les abréviations présentent, il faut connaître les différents modes d'abréviations suivis au moyen âge.
Les graveurs en lettres ayant employé les mêmes procédés que les scribes et les copistes, on n'aura qu'à se reporter à la deuxième partie de notre méthode, où il est traité amplement des différents modes d'abréger l'écriture.
Signes abrêviatifs. Bien que les graveurs, comme nous l'avons dit, se soumissent aux mêmes règles d'abréviations et employassent les mêmes signes que les copistes de manuscrits, il ne sera pas moins indispensable d'étudier les signes abrêviatifs représentés planche IX. On saisira mieux la physionomie que prennent quelques-uns de ces signes combinés avec l'écriture capitale.
Les lettres contre-signées, avec leur valeur générale, qui suivent sur le même tableau, serviront à expliquer les mots ou les syllabes qu'elles abrègent ; et, pour venir en aide aux commençants et les familiariser autant que possible avec les différentes formes d'abréviations, nous avons réuni, planche IX, toutes celles qui se rencontrent le plus habituellement sur les sceaux.
Sigles simples. Indépendamment de ce qui précède, on se rappellera que les graveurs des sceaux, comme les copistes, employaient aussi les sigles ou lettres uniques pour désigner des noms propres, un
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