‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 10 sur 88 · CHIFFRES · texte numérisé non relu

CHIFFRES

' Les chiffres romains ou lettres numérales offrent peu de difficultés sous le rapport de leurs formes.

Il arrive seulement que, exprimés le plus souvent par des caractères minuscules *, ces chiffres tendent à se confondre avec les autres lettres , surtout dans l’écriture cursive. On évitera donc de prendre les nombres qu’ils représentent pour des mots abrégés ou autres, et l’on devra s’attacher autant à leurs formes qu’à leurs diverses combinaisons servant à figurer soit le môme nombre, soit des nombres différents.

Quant aux chiffres arabes, ils exigent plus d’attention. Quoique connus en France au xin^ siècle, ils n’ont guère commencé à être d’un usage vulgaire que vers la fin du xv«, et n’ont été employés dans les actes qu’au xvi® siècle. On les rencontre dans les manuscrits bien avant cette époque, spécialement dans ceux qui traitent de mathématiques, d’astronomie , d’arithmétique et de géométrie : on s’en est servi aussi pour les chroniques, les calendriers et même pour chiffrer chaque feuillet ou chaque cahier des manuscrits. Cependant l’usage des chiffres romains a longtemps prévalu ; ils se sont maintenus constamment dans les actes pour marquer les dates Jusqu’au xvii® siècle.

La forme des chiffres arabes n’a pas moins varié

• Excepté les lettres C. L. et quelquefois V., qui sont ordinairemeot capitales.

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