LES UNS POUR LES AUTRES
Extemplo
pour exemple. ,
Sic
— St.
Credidit
— crediderit.
Moneris
— momeris.
Audeant
— gaudeant.
Editiones
— edictiones.
Fnistres
— frustra es.
Moverc
moveri. Etc.
Quant à notre langue française, qui, pendant plusieurs siècles, resta sans grammaire, les mots s’y rencontrent sous une si grande variété de
formes dans leur orthographe qu’un volume entier suffirait à peine pour expliquer toutes les vicissitudes de chaque mot : nous nous bornerons donc à quelques remarques indispensables sur la manière d’orthographier des anciens écrivains.
Formée en partie du latin, notre vieille langue se régla souvent sur lui pour la composition orthographique des mots qui en dérivaient. Ainsi , avec de légères modifications, on écrivait advoent venant à’ advoentus, dicte de dicta, escriptes de scripttas, subjectc de suhjecta, soubz de sub, faicte de facta, doibt de debet, doulce de dulcis, etc., etc.
D’autres mots étaient écrits moins selon leur analogie étymologique que selon leur prononciation, modifiée par les différents idiomes, dialectes et jargons du pays où se parle la langue.
Tels sont chinq pour cinq, che p' ce, veci p' voici , sexante p' soixante, ren p' rien, quemencher p’’ commencer, mobles p' meubles, neuches p' noces, escange pr échange; men, ten, sen, p’’ mon, ton, son; mains pr moins, lor pr leur, religions p^ religieux, souffisant P'" suffisant, souvent pr surent, Diex pr Dieu, quer P’’ car, seignor pr seigneur, se p^ si, ne p*^ ni, etc., etc.
En l’absence d’accents, les mots se surchargent