‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 15 sur 88 · LES UNS POUR LES AUTRES · texte numérisé non relu

LES UNS POUR LES AUTRES

Extemplo

pour exemple. ,

Sic

— St.

Credidit

— crediderit.

Moneris

— momeris.

Audeant

— gaudeant.

Editiones

— edictiones.

Fnistres

— frustra es.

Moverc

moveri. Etc.

Quant à notre langue française, qui, pendant plusieurs siècles, resta sans grammaire, les mots s’y rencontrent sous une si grande variété de

formes dans leur orthographe qu’un volume entier suffirait à peine pour expliquer toutes les vicissitudes de chaque mot : nous nous bornerons donc à quelques remarques indispensables sur la manière d’orthographier des anciens écrivains.

Formée en partie du latin, notre vieille langue se régla souvent sur lui pour la composition orthographique des mots qui en dérivaient. Ainsi , avec de légères modifications, on écrivait advoent venant à’ advoentus, dicte de dicta, escriptes de scripttas, subjectc de suhjecta, soubz de sub, faicte de facta, doibt de debet, doulce de dulcis, etc., etc.

D’autres mots étaient écrits moins selon leur analogie étymologique que selon leur prononciation, modifiée par les différents idiomes, dialectes et jargons du pays où se parle la langue.

Tels sont chinq pour cinq, che p' ce, veci p' voici , sexante p' soixante, ren p' rien, quemencher p’’ commencer, mobles p' meubles, neuches p' noces, escange pr échange; men, ten, sen, p’’ mon, ton, son; mains pr moins, lor pr leur, religions p^ religieux, souffisant P'" suffisant, souvent pr surent, Diex pr Dieu, quer P’’ car, seignor pr seigneur, se p^ si, ne p*^ ni, etc., etc.

En l’absence d’accents, les mots se surchargent

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