‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 16 sur 88 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

de certaines lettres que nous avons supprimées au- • jourd’hui.

En voici quelques-uns où le redoublement d’une même lettre tenait lieu de l’accent circonflexe : auge pr âge, empeechement , meemement ou meesmement, aame, seeî, Aalix, etc.; mais le plus généralement l’s s’employait de préférence pour marquer l’accent circonflexe et même l’accent aigu ’ ; exemple : mesme, posture, coiistume, fust, feste, forest, blasme, estre, disme, honneste, — esHre, mespris, estant, mesnager, destruire, etc., etc.

Vé fermé ne portant pas d’accent, on ne peut le distinguer que par le sens qu’exige la phrase.

On écrivait sans accent aigu : condamne pour condamné, concédé pf concédé, donne p' donné, préparé px préparé, édifie p' édifié, cite pf cité, ferme P*" fermé.

Les caractères prosodiques de simple prononciation, tels que l’apostrophe, la cédille, 4e tiret et la diérèse, n’étaient, pas plus que les autres accents, en usage avant le xvi® siècle.

On écrivait donc sans apostrophe : marne, seglise,

* Elle se plaçait iramédiateoient après la voyelle oii l'accent so fait sentir.

- sespouse, mamie *, pour m’ame, s’église, s'espouse, m'amie ; dire pf d’ire, lune p»’ l’une, quay pr qu’ay, sen pf s’en. Ion p"" l’on; len, ten, men, pr l’en, Ven, m’en, etc., etc.

Quelquefois, les écrivains ne faisaient pas de retranchement de la voyelle.

Exemple : je le ay pour je l’ai, je te expose p' je t’expose, etc.

Sans tiret; diroi ie, est ce, sont ils, disait il, dist il.

Unissant les mots que nous divisons : tresbon, treshault, tressaincte.

Sans cédille : commença*, deçà, scavoir, façon, pieca, decu, etc.

Sans diérèse ou tréma : aigue, ciguë, ambiguë.

Examinons maintenant quelles lettres s’employaient ou s’omettaient fréquemment dans les mots, et que par la suite nous avons changées, ajoutées ou retranchées :

C. Dict, faict, picque, appoinctement , auctorité, publicque, conduicte, edict, etc., pour dit, fait, etc. ;

1 Avant le xv<^, parce qu’ensuite on remplaça celte manière de parler par mon âme, son église, etc.

a Quelques écrivains ajoutaient la lettre e pour adoucir le c. Exemple : commencea, decea, deceu, etc.

Abréviations. -

e^C<S, trains.

Ojjy^. oprtT^.

X>v^. dcnn*€s

M^^fŸtr'a/t/uuvitn.

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AJùO, m*>cir.

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