‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 32 sur 88 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

8 VI. Le sigoe n® 6, dont la forme la plus habituelle est celle d’un c retourné ou d’un 9, se met au rang des lettres; sa place, suivant l’occasion, est autant au milieu qu’au commencement ou à la fin d’un mot. Il tient lieu des syllabes CUM, COM, CUN, CON. Voyez les abrév. de quibuscim, quocumque, locum, circumscripti*, commune, incommodum, cornprehendit*, cunctis, noscuntur*, dicuntur*, contra, concessit, inconcussa, continet, incontimnter*.

Quoique la forme de ce signe approche de celle du n® 3, on ne les confondra jamais ensemble si on remarque bien que l’un s’emploie au-dessus des mots et que l’autre se met régulièrement au rang des lettres.

§ VII. Le signe n° 7 ; sa première figure fut celle d’un point ; la deuxième , de deux points ; la troisième, enfin, du point et virgule, qui, se joignant dans la suite, formèrent une sorte de 3. Telles sont les formes sous lesquelles on peut le rencontrer, suivant les siècles où chacune d’elles a été employée.

Il est souvent joint à la lettre q, avec laquelle il représente QUE. Voyez les abrév. de que, atque, usque *. 11 s’emploie aussi seul pour signifier le mot QUE. Voyez les abrév. de atque, neque, quoque*.

Comme le QUE des Latins équivaut à ET, les scribes

n’ont pas négligé de se servir du même signe dans la terminaison des mots en et. Voyez les abrév. de habet, placet, set pour sed, prœbet*.

Attaché à un 6, il remplace la terminaison us de beaucoup de mots latins. Voyez les abrév. de quitus, qnibusdam, omnibus, precibus.

Aux XV* et .xvie siècles, il se montre usité pour m. Dans ce cas, il est toujours mis à la fin des mots. Voyez les abrév. de redditum, tam , bonum, item , eadem *. Il a été aussi employé par quelques copistes pour EST. Voyez les abrév. de prodest, preest, inter est*.

Il est un petit signe que , par ressemblance , il ne faut pas confondre avec celui qui tient lieu de la finale et ; il sert à marquer la terminaison is et se lie à plusieurs lettres, et notamment aux c, g, r, t, avec lesquels il produit les désinences cis, gis, ris, tis*.

§ VIII. Le signe n” 8 n’est au fond qu’un r, quelquefois capital, quelquefois minuscule romain, et plus souvent un r gothique en forme de 2 tranché ordinairement par une sorte de 7. Il s’emploie aussi bien dans l’intérieur qu’à la fin des mots , dont il représente 1a syllabe RUM. Voyez les abrév. de filiorum, servonm, suomm, animarum, bonorum, eorumdem, corrumpitur*.

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