‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 33 sur 88 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Outre cette explication des signes abréviatifs, nous ferons observer :

1° Que deux de ces signes peuvent s’employer isolément ; le signe VI, pour figurer l’adverbe et la préposition cum, et le signe VII, sous la forme d’un petit crochet, pour la conjonction et ;

2» Que plusieurs signes abréviatifs , quels qu’ils soient, peuvent à la fois entrer dans la construction d’une abréviation ;

3o Qu’ils sont tous susceptibles d’être usités avec une initiale, ou à la fin d’une abréviation par suspension , pour marquer la terminaison ;

4» Enfin , que quelques-uns de ces signes ont été détournés quelquefois de leur application ordinaire pour être employés, avec d’autres signes parüculiers, à donner à certaines lettres une signification spéciale. Voyez les lettres abréviatives, § VI et pl. VIII.

On trouvera dans les planches d’écritures de chaque siècle la signification de quelques autres signes abréviatifs qui s’emploient ordinairement seuls, et que nous n’avons pas cru devoir comprendre dans ce paragraphe.

ABRÉVIATIONS PAR lÆTTRES SÜPÉRIECRES

Indépendamment des signes abréviatifs , les copistes ont employé de petites lettres supérieures dans les abréviations pour marquer l’absence de telle ou telle syllabe, comme aussi pour indiquer la terminaison. Nous allons faire connaître les règlesordinairement suivies dans ce mode d’abréger.

Les voyelles a, e, i, o, u, employées comme petites supérieures, se traduisent par ra, re, ri, ro, ru; elles accompagnent spécialement les consonnes b, c, d, f, K rarement les voyelles. Voyez les

abrév. de :

Acras, gravem, infra, tradidit, pratis, où a qui les surmonte équivaut à ra;

Très, creavit, intégré, impressione, où e supérieur équivaut à re ;

Sacrista, priore, triginta, febris, tria, où i supérieur équivaut à ri;

Sacra, introducti , libro, Tetra, agras, où o supérieur équivaut à ra ;

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