‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 39 sur 88 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Sar la reque«te présentée aux Juges ordonnez par le Roy sur le fait des relFormaoions des forestz de Normen* dye par le procureur general du Roy : Contenant que par le moyen de la reSbrmacion encommencee de plusieurs

forestz de ce pays de Normendye quel boys et

arbres sont comprins et entendus par ces mots de boys mort et mort boys dont mencion est faicte en plusieurs tiltres, lettres et Chartres. Par le boys mort ce est entendu du boys sec , abattu ou en estant, et par le mort boys , le boys tel qu’il est declaire en la chartre de Normendye

et non aultre Le cinquiesme jour de may mil cinq

cens trente.

En la dicte annee, le Roy de Nauarre qui estoit filz de madame Jebanne fille du Roy, Loys dict Hutin , lequel au Royaulme de France auoit faiot plusieurs maulx, alla de vie a trespassement , a la mort duquel auoit ung euesque de Nauarre , comme ion dict , lequel feit vne maniéré despitre a sa sœur de la mort du Roy en louant fort sa vie et sa fin.

Ou dict temps y auoit vng gentil cheualier, nomme messire Jehan de Carrouges, lequel auoit espouse vne très belle et vaillante dame, lequel par aulcun temps auoit este absent ; et quand il feut venu, en très douloureuse tristesse et desplaisance dist à son mary quelle auoit este congnue charnellement

74 FALÉOGRÀPBIE

 tons ceulz qui ces présentes lettres verront ou orront sçauoir faisons que pardenant furent

presens en leurs personnes Messire Yuerte Gueroult presbtre et Toussainctz Gueroult, son frere, marchant demeurant audict lury. Lesquels de leur bon gre, recongnurent et confesseront auoir vendu, cedde, quicte, transporte et délaissé afin d’heritaige, tant pour eulx que pour leurs hoirs , du tout des maintenant a tousiours , a honneste homme, Maistre Lancelot Legendre Licencie es lois , viconte dudict lieu dlury . présent acquisiteur , tant pour luy que ses hoirs ou ayans cause .....

ÉCaiTUaE DD XVS SIÈCLE

Écriture généralement lourde, écrasée, difficile à déchiffrer, surtout étant tracée currente calamo ; beaucoup de signes abréviatifs, dont quelquesuns sont peu distincts dans leur forme ; e remplace ce, œ; le c et le < sont souvent mis l’un pour l’autre ; les barres inclinées marquent les différentes pauses du discours; liaisons et conjonctions de lettres fréquentes.

À tous ceulx qui ces lettres verront : Nichole de FreuJlle , garde du seel dea obligacions des Vioontes du

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