‹ Paleographie des chartes et des manuscrits du 11. au 17. siecleChapitre 46 sur 88 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

3. On ne connaît point de diplôme en parchemin antérieur au vi® siècle.

3. Une charte latine en papier d’Égj'pte ou d’écorce postérieure au xii» siècle pourrait être déclarée fausse ; au commencement du xiii* très-suspecte ; pendant le cours du xii* le soupçon serait légitime ; avant ce siècle il perdrait toute sa force.

4. Une charte de papier de coton antérieure au IX» siècle serait suspecte à juste titre; plus récente, le soupçon n'aurait pas de fondement par rapport à une pièce grecque;

5. Tout diplôme dé papier de coton expédié en France , surtout dans les provinces septentrionales, aussi bien que dans les royaumes du Nord, excepté la Russie, serait suspect; mais à peine le serait-il dans les pays qui étaient en commerce avec les Grecs, et point du tout en Grèce, et même en Italie, depuis le X* siècle.

6. Les soupçons qu’on pourrait former contre un acte de quelque importance sur du papier de chiffes depuis le commencement du xiii» siècle seraient nuis; durant le xii», très-forts; auparavant, ils iraient jusqu’à conviction de faux.

7. Le papier et le parchemin timbrés furent établis en Espagne et en Hollande l’an 1555; à

Bruxelles, en <668 au plus tard, et en France l’an <673.

8. D'anciens titres en parchemin , après cinq et six cents ans, et même davantage, peuvent se trouver et se trouvent, en effet, presque aussi blancs et aussi propres que s'ils étaient récents.

9. La couleur enfumée du parchemin est un argument fort incertain pour ou contre l’antiquité des chartes.

<0. Le vélin des manuscrits et des diplômes, jusqu’au déclin du xi' siècle, est blanc et très-fin; en sorte que le plus fin dénote la plus grande antiquité.

<<. Depuis l’an <000 jusqu’à l’an <400, le parchemin est plus épais et d’un blanc sale. Depuis cette dernière époque, ses feuilles sont d’une épaisseur excessive.

<2. L’encre, avec toutes ses teintes et ses couleurs, n’est pas d’une grande ressource pour la vérification des manuscrits et des chartes.

< 3. Juger de l’âge de ces monuments selon que l’encre est plus noire, plus vive et plus lustrée, c’est s’exposer à de grandes méprises.

< 4. L’encre d’or, le rouge et le cinabre dans les diplômes ne les rendent point suspects. •

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