TROISIÈME PARTIE
15. Il est très-peu de manuscrits postérieurs au vie siècle qui soient totalement écrits en lettres capitales.
16. Au xie, on trouve quelques chartes entières en ce caractère.
17. Le vu® siècle fournit plusieurs diplômes écrits en lettres majuscules onciales.
18. Cette écriture parait dans un grand nombre de manuscrits depuis le iv« siècle jusqu’au ix* inclusivement.
1 9. La demi-onciale employée dans les manuscrits descend à peine jusqu’au ix^ siècle.
%0. Les lignes entières écrites sans distinction de mots caractérisent les manuscrits antérieurs à Charlemagne et les diplômes plus anciens que Pépin le Bref.
21. L’écriture minuscule en usage chez les Romains, et depuis chez les peuples barbares qui démembrèrent l’empire , fut renouvelée sous Charlemagne.
22. Des diplômes écrits en ce caractère aux viii» et IX* siècles et les suivants ne doivent point être suspects.
23. Des diplômes dont toute ou seulement une partie de l’écriture est en lettres majuscules ou en
petit-romain non lié ne doivent pas être suspectés du côté du caractère.
24. Dès les premiers temps l’écriture cursive romaine fut en usage et donna naissance aux écritures nationales du même genre.
25. La cursive franco-gallique ou mérovingienne, plus compliquée et plus obscure que la romaine, fut celle des diplômes de tous nos rois de la pre-
j mière race.
26. Elle va toujours en se rapprochant de la minuscule romaine non liée, depuis la fin du viiie siècle jusqu’au commencement du xii'.
27. Des notes de Tiron dans les diplômes des première et deuxième races de nos rois et dans ceux des premiers empereurs d’Allemagne seraient des caractères favorables.
28. La suscription ou première ligne d’un diplôme des rois de France de la première ou deuxième race, ou des premiers empereurs d’Allemagne, ne le rendrait pas suspect pour n’ètre pas écrite en lettres hautes et allongées.
29. Quelques restes de caractère mérovingien ou carolin rendraient fort suspects des diplômes postérieurs au commencement du xii® siècle.